Catherine de Sienne


CATHERINE DE SIENNE (PARIS, 1627)

Mere Passidée de Sienne
Léonard GAULTIER (vers 1561-vers 1635), graveur
1627
Burin
C. de pl. : 16 x 9,8 cm

 

 

 

 

 

 

Titre illustré pour Ventura VENTURI (1573-1627), La Vie incomparable de la bien-heureuse Mere Passidée de Sienne. Recveilie et composee en Italien, Par le R. P. Ventvri Siennois Abbé d’Oliuet, & enuoyée manuscrite à la Reyne Mere du Roy, par la Grande Duchesse de Florence. Traduicte en François sur le mesme exemplaire de sa Maiesté, & imprimée par son commandement, A Paris, Chez Iean Foüet, ruë Sainct Iacques, au Rosier, 1627.
France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : K-14199.
Ici, Paris, Bibliothèque nationale de France, RESERVE-Ed 12g (Gaultier).

© Claire Rousseau

Lettre
1. Sur le drap tendu devant l’autel
LA VIE INCOMPARABLE DE LA BIEN-HEUREVSE / MERE PASSIDÉE DE SIENNE. / Imprimee par le commandement de la Reine Mere du Roy. / A PARIS, / Chez Iean Fouët, ruë Sainct Iacques,au Rosier, / Auec priuilege et Approbation. M.DC.XXVII.
2. Sous le drap
L. Gaultier incidit.

Image
À l’intérieur d’une église deux saintes soutiennent le portrait encadré de mère Passidée de Sienne. À gauche se reconnaît à la monstrance eucharistique posée sur l’autel, Claire d’Assise, et à droite est figurée sainte Catherine de Sienne, couronnée d’épines et tenant en main une branche de lys. Sous le portrait sont posés une couronne d’épines, un rosaire et une croix de bois, dite de saint François, que mère Passidée offrit à Marie de Médicis lors de son second séjour en France (p. 50-52). Le haut du titre dévoile le couronnement de la Vierge Marie en présence de tous les saints, gloire à laquelle Passidée participait par ses nombreuses extases.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : K-14199 ; Paris, Bibliothèque nationale de France, RESERVE-Ed 12g (Gaultier)

Bibliographie
1961, IFF, t. 4, p. 534, n° 599

Commentaire
La présence de sainte Claire dans l’image s’explique du fait que mère Passidée de Sienne (1564-1615) adopta sa règle pour le couvent qu’elle fonda à Sienne (chapitre 35, p. 401-409). Quant à sainte Catherine de Sienne, Passidée la voyait en apparition (chapitre 3, p. 16-24).
Marie de Médicis connut personnellement mère Passidée de Sienne à Florence. Elle en reçut les prédictions de sa montée sur le trône de France. Lors de son second voyage en France, en 1609, Passidée annonça à la reine, en termes de croix difficile à porter, la mort tragique de son époux, Henri IV. C’est pourquoi une seconde planche, non signée, montre Passidée de Sienne agenouillée aux pieds de la reine, au milieu de la cour, lui présentant une grande croix plate.