Catherine de Sienne


CATHERINE DE SIENNE (ANVERS, AVANT 1672)

Hebdomas Christiana
Michael SNIJDERS (1586-1672), éditeur
S. d. [avant 1672]
Burin
Épreuve rognée : 10,7 x 7,2 cm
Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum,
RP-P-1904-1209.

© Rijksmuseum

 

 

 

 

 

Lettre
1. Dans la bordure supérieure
HEBDOMAS CHRISTIANA.
2. Dans la bordure inférieure
AH ! Quid me reddet securum tota ÆTERNITATE ? / Mich. Snyders excud.
3. Dans l’image centrale
1. / Memorare nouissima / tua.
Dans la nuée : Vtinam saperent, et intel / ligerent ac nouissima / prouiderent.
Sous l’œil divin : In æternum / non peccabis
Sous la couronne : Cælum
Entre la palme et l’épée : Iudicium
Sous le crâne : Mors
Sous le feu : Infernus
4. Sous la vignette de gauche, en haut
2. Pœnitentia. / Pater peccaui in cælum, et coram te etc.
5. Sous la vignette de gauche, en bas
3. Opera misericord. / Quodcumq[ue] vni ex minimis / meis fecistis, mihi fecistis.
6. Autour de la vignette du centre, en haut
4. Patientia. / Dominus dedit, Dominus abstulit / Sit nomen Domini benedictum
7. Sous la vignette de droite, en haut
5. Amor venerabilis / Eucharistiæ. / Qui manducat hunc panem / viuet in æternum.
8. Sous la vignette de droite, en bas
6. Spes in Cruci= / fixum. / Amor meus cruci= / fixus est.
9. Autour de la vignette du centre, en bas
7. Amor B. Virginis. / Hanc amaui, et exquisiui a inue[n]tute mea. / et quæsivi sponsa[m] assumere.

Image et commentaire
Six vignettes encadrent une image emblématique centrale sur le thème de la sanctification du quotidien chrétien par l’exercice des vertus. Au centre, la composition est dominée par l’œil divin encerclé par le serpent du temps qui se mord la queue. À ce serpent sont enchaînés quatre glaives aptes à trancher entre ciel et mort, justice et enfer, invitant à ne pas pécher, la bête de l’Apocalypse ayant déjà toutes ses têtes tranchées. La vignette en haut à gauche illustre la pénitence par la parabole du fils prodigue : son repentir en arrière-plan et son accueil par le père au premier. En bas, la miséricorde prend la forme de la charité de sainte Élisabeth de Hongrie (identifiable aux deux couronnes posées sur un livre) qui distribue des aumônes à un estropié agenouillé. La patience du médaillon supérieur central est représentée par celle de Job, couvert d’ulcères et harcelé par sa femme. Il tient bon dans la bénédiction du nom de Dieu. Le bienheureux Stanislas Kotska qui reçut de deux anges la communion, grâce à l’intercession de sainte Barbe à qui il s’était confié, est, en haut à droite, le modèle de la vénération portée à l’Eucharistie. Catherine de Sienne, couronnée d’épines, stigmatisée, portant contre sa joue un crucifix, montre comment placer toute son espérance dans le Crucifié. La dernière scène est dédiée à la dévotion mariale à travers la proposition d’un mariage mystique, analogue à celui du « bienheureux » Hermann Joseph avec la Vierge Marie, par exemple.

États
Un seul état : Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum, RP-P-1904-1209

Bibliographie
1983, HOLLSTEIN, t. 27, p. 93, n° 9