Catherine de Sienne


CATHERINE DE SIENNE (ANVERS, AVANT 1659)

S. Catharina Senensis
Schelte Adamsz. BOLSWERT (vers 1586-1659), graveur
Martinus II VAN DEN ENDEN (1633-1674), éditeur
S. d. [avant 1659]
Burin
C. de pl. : 13 x 8,9 cm
Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum,
RP-P-1886-A-11226.

© Rijksmuseum

 

 

 

Lettre
Sous le trait carré de l’image
S. CATHARINA SENENSIS. / S. à Bolswert fecit Martinus vanden Enden excud:

Image
Du Christ en croix seuls les pieds transpercés par le clou sont visibles. L’estampe offre ainsi un cadrage serré autour du visage et des mains stigmatisées de Catherine de Sienne en vénération du Christ souffrant. Sur son voile noir, Catherine porte une couronne d’épines et de ses yeux coulent des larmes de compassion. Ses mains enserrent le bois de la croix, la gauche tenant une fleur de lys.

États
Premier état : S. à Bolswert fecit et excudit cum priuilegio. France, Paris, Bibliothèque nationale de France, EC-74(E)-FOL, p. 43
Second état, celui décrit : Belgique, Anvers, Museum Plantin-Moretus, F.I. B 248 ; France, Lyon, Bibliothèque municipale, fonds des estampes des jésuites de Chantilly ; Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum, RP-P-1886-A-11226

Bibliographie
1873, SCHNEEVOOGT, p. 216, n° 50 ; 1950, HOLLSTEIN, t. 3, p. 84, n° 267 ; 1988, BIANCHI ; GIUNTA, p. 488-489, n° 539

Commentaire
Le catalogue dressé par Schneevoogt relie cette estampe à une œuvre de Pieter Paul Rubens.
D’une manière tout à fait analogue, Schelte Adamsz. Bolswert grava le visage de saint François d’Assise pleurant sur les pieds du crucifié, toujours d’après une œuvre de Pieter Paul Rubens selon le même catalogue suivi par l’inventaire du Rijksmuseum (RP-P-BI-2526).
À Paris, Jean Mathieu grava le même modèle [voir page suivante].
À Anvers, Michel Bunel (1670-1739) reprit l’estampe en contrepartie [Cat. 47].