Catherine de Sienne


CATHERINE DE SIENNE (PARIS, AVANT 1704)

Ste Catherine de Sienne
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ
François I JOLLAIN (vers 1641-1704), éditeur
S. d. [avant 1704]
Burin
C. de pl. : 28,5 x 20,4 cm
France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd3 Fol. (Catherine de Sienne, sainte), H 166767.

© Claire Rousseau

 

 

 

Lettre
Sous le trait carré de l’image
Ste Catherine de Sienne du Tiers Ordre de St Dominique etoit / de la Noble famille de Benincasa qui a la mesme Tige que lillustre / Maison des Borghese dont estoit le Pape Paul V. Dieu luy fit / des Graces Singulieres, St Raymond fut son directeur. Elle persuada / au Pape de quitter Auignon pour retourner a Rome, apaisa les diffe: / rens de plusieurs Princes d’Italie. Elle mourut Aagée de 33 ans et le / Pape Pie 2 la Canonisa en lan 1461. / F. Iollain excudit

Image
La mise en scène est théâtrale. Entre deux rideaux relevés sur les côtés, Catherine de Sienne se tient debout au centre de la « scène ». Vêtue de l’habit de son Ordre, avec un voile extérieur noir, elle est couronnée d’épines, porte des stigmates aux mains et est auréolée de rayons. Son regard semble interpeller le spectateur et la main gauche lui désigne le crucifix qu’elle tient, avec une branche de lys, dans la main droite.
En arrière-plan deux scènes complètent la première. À gauche, Catherine est agenouillée devant le Christ qui lui apparaît portant sa croix. Le Christ est accompagné par deux anges porteurs des instruments de la Passion. À droite, Catherine, assise à sa table de travail dans une bibliothèque, reçoit la visite de la Vierge Marie portant l’Enfant Jésus, de saint Pierre et de saint Paul.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd3 Fol. (Catherine de Sienne, sainte), H 166767

Bibliographie
1968, IFF, t. 5, p. 457, n° 16

Commentaire
Très différente, par les scènes d’arrière-plan, l’estampe doit néanmoins être rapprochée de celle éditée en 1665 par Balthasar Moncornet (1598-1668). Elle en reprend la composition générale [Cat. 52].
La figure centrale est, elle, une reprise en contrepartie de l’estampe de Pieter I de Bailliu (1613-1660) [voir page précédente].