Catherine de Sienne


CATHERINE DE SIENNE (ROME, AVANT 1610)

[Christ en croix avec la Vierge Marie, François d’Assise et Catherine de Sienne]
Cornelis I GALLE (1576-1650), graveur
D’après Francesco VANNI (1563-1610), dessinateur
Matteo FLORIMI (vers 1540-1615), éditeur
S. d. [avant 1610]
Burin
Feuille : 43,3 x 24,8 cm
Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum,
RP-P-OB-6600.

© Rijksmuseum

 

 

 

Lettre
1. Sur l’écriteau de la croix
(En hébreu, en grec et en latin, initiales de l’expression : Jésus le Nazaréen Roi des Juifs)
2. Sous le trait carré de l’image, en trois colonnes
Colonne de gauche : Pallentes rami, pallentes frondibus vmbræ / Arbos o cunctis dulcior arboribus.
Colonne centrale : Quam dulcis statio hîc. Quam dulces carpim° umbras / Corpora quæ recreant, quæ recreant animos.
Colonne de droite : Ergo alÿ ex alÿs quærant sibi frondib° vmbras. / Hæc satis est nobis corporis umbra tui.
3. En dessous
Perillri et adm. Rdo D.D. Cæsar Turrettino Ecce S. Jhoannis Lucensis Prior digmo D[omi]no ac Patrono meo Obseruandissimo
À gauche : Frances. Vanni sen inuent. Cor. Gall. Sculps.
À droite : Matheo Florimj D.D.

Image
Le Christ en croix est dressé sur la gauche de l’image, contemplé, dans le ciel, par deux angelots. Ciel et lune brillent de manière égale. Au pied de la croix, sur la droite, Marie, la mère de Jésus se tient debout. Agenouillés, François d’Assise et Catherine de Sienne, les deux saints dits stigmatisés, enlacent le bas de la croix. Catherine porte une couronne d’épines sur la tête et un rosaire est accroché à sa ceinture. L’arrière-plan est celui d’une ville dans un paysage, élément flamand sans doute ajouté par le graveur à la composition du premier plan.

États
Un seul état : Allemagne, Wolfenbüttel, Herzog Anton Ulrich-Museum, CGalle d.Ä. WB 3.4 ; France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Ec 67 Fol., R139071 ; BA-17(D)-Fol. (Vanni, Francesco), fol. 20 ; Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum, RP-P-OB-6600 ; Royaume-Uni, Londres, British Museum, V,3.33

Bibliographie
1952, HOLLSTEIN, t. 7, p. 53, n° 63 ; 1988, BIANCHI ; GIUNTA, p. 355, n° 313 ; 2001, BURY, p. 216, n° 156 ; 2013, BOORSCH ; MARCIARI, p. 167-169, cat. 56 ; fig. 56a, p. 167

Commentaire
L’estampe peut être rapprochée de tailles-douces italiennes, notamment siennoises. Cependant, il semblerait que le paysage d’arrière-plan soit davantage typique des pratiques des Pays-Bas. Autrement dit, Francesco Vanni aurait pu fournir les dessins des personnages et Cornelis Galle créer le décor. Cornelis Galle vint à Rome vers 1598-1599 et repartit pour Anvers en 1610, après avoir travaillé plusieurs fois pour Matteo Florimi.
Ce modèle fut retenu et gravé en contrepartie par différents membres de la famille Galle : Philips Galle, d’une part, et Karel Van Mallery, d’autre part [Cat. 63-64].
La galerie Sabauda du Palais royal de Turin conserve une huile sur toile, datée de 1660-1670, qui dérive peut-être de cette estampe (1988, BIANCHI ; GIUNTA, p. 355-356, n° 314).