Rose de Lima


CANONISATION DE ROSE DE LIMA ET DE LOUIS BERTRAND (ROME, 1671)

[Canonisation de Rose de Lima et de Louis Bertrand]
Bernard de BAILLIU (1641-après 1684), graveur
D’après Franciscus BRUNUS (?-?), dessinateur
D’après Ciro FERRI (1633-1689), inventeur
Giovanni Giacomo de ROSSI (1627-1691), éditeur
1671
Burin
C. de pl. : 49,2 x 34,7 cm
Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum, RP-P-BI-542.

© Rijksmuseum

 

Lettre
Sous l’image, sur un large phylactère
EFFIGIES SANCTORVM Á SANCTISSmo D. N. CLEMENTE PP. X. CANONIZATORum / Anno Christi MDCLXXI. die XII. mensis Aprilis. / I. S. CAIETANVS THIENÆVS Clericorum Regularium Fundator, Vicentinus. Obijt 7. Augusti 1547. / II. S. FRANCISCVS BORGIA Societatis Iesu Hispanus, obijt 30. Septembris 1571. / III. S. PHILIPPUS BENITIVS Ordinis Seruorum B. M. V. Propagator, Florentinus. obijt 22. Augusti 1285. / IIII. S. LUDOVICVS BERTRANDVS Ordinis Prædicatorum Hispanus, obijt 9. Octobris 1581. / V. S. ROSA DE SANCTA MARIA Tertij Ordinis Prædicatorum, Limana. obijt 24 Augusti 1617. / Franciscus Brunus del. Cyrus Ferrus Inuen. Bernard. de Balen sculp. / Io. Iacob. De Rubeis formis Romæ ad Temp. Pacis cu[m] Pri S.P.

Image
Dans un décor de cloître, les cinq nouveaux saints sont présentés debout, alignés et de face. De gauche à droite : Louis Bertrand tenant un fusil-crucifix, François Borgia élevant de la main gauche un ostensoir qu’il désigne de l’autre index tout en regardant le crucifix de Louis Bertrand, Gaétan de Thiene tenant dans la main droite un livre ouvert aux pages tournées vers le spectateur et dans l’autre une branche de lys, Philippe Benizi, le visage baissé vers un crâne qu’il retient des deux mains en même temps qu’une branche de lys, et Rose de Lima, doublement couronnée de clous et de roses, regardant l’Enfant Jésus dans ses bras. D’autres attributs sont posés au sol : un vase dont sort un serpent, un livre surmonté d’un chapeau de cardinal et une couronne, une deuxième couronne, un livre surmonté d’une tiare. Outre ces attributs, des numéros en chiffres romains placés au pied de chaque saint renvoient à la lettre et permettent une identification certaine. Il faut toutefois noter que l’ordre de ces numéros n’est pas celui de la suite ordinaire : III., II., I., IV., V. Au-dessus des saints apparaissent dans les nuées des putti qui regardent la scène tout en entourant la colombe du Saint Esprit qui plane toutes ailes déployées, le bec vers le haut, environnée de rayons de gloire.

États
Un seul état : Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum, RP-P-BI-542

Commentaire
Il est vraisemblable que cette planche servit de modèle à celle éditée à Paris chez la veuve Moncornet [voir page suivante].