Rose de Lima


ROSE DE LIMA (CHÂTILLON-SUR-SEINE, 1668-1671)

Beata Rosa
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ
S. d. [deuxième moitié du XVIIe siècle ; 1668-1671]
Xylographie
Tr. c. : 32 x 22 cm
France, Châtillon-sur-Seine, Musée du Pays Châtillonnais, 90.2265.1 46[1].

[1] Tirage de 2004.

© Musée du Pays Châtillonnais

 

 

 

Lettre
1. En partant du coin supérieur gauche
VENEZ ROSE DV CIEL
2. Dans un phylactère partant de la bouche de l’Enfant Jésus
ROSE DE MON COEVR
3. En bas de l’image
BEATA ROSA

Image
Rose est agenouillée sur une marche devant un autel sur lequel se dresse un crucifix. Elle est vêtue de l’habit de son Ordre (avec un sous-voile blanc), un rosaire à la ceinture une couronne d’épines métallique ceignant le front. Sur le front apparaît une rose et la bienheureuse est auréolée d’un simple cercle. Dans les bras, sur un linge, elle tient l’Enfant Jésus qui tend les bras vers son visage. Deux anges au-dessus d’elle la couronnent de roses tandis qu’un ange agenouillé dans le coin inférieur gauche tend un bouquet de fleurs tout en regardant vers le spectateur et qu’un autre s’approche d’elle par derrière, fleurs à la main. Dans le coin supérieur gauche, deux putti contemplent la scène. Le coin supérieur droit est habillé d’un rideau noué dans le bas. Le sol est un quadrillage bicolore.

États
Un seul état : France, Châtillon-sur-Seine, Musée du Pays Châtillonnais, 90.2265.1 46

Bibliographie
1996, LAURENCIN, p. 87 (Cat. 40)

Commentaire
En raison du titre donné dans le bas de l’image, « Beata Rosa », il est vraisemblable que la planche fut sculptée entre 1668 (date de la béatification de Rose) et 1671 (date de sa canonisation). Au-delà de 1671, la planche aurait inévitablement indiqué le statut de sainteté de Rose. La béatification de Rose fut l’évènement suscitant une commande.
Le musée du pays châtillonnais conserve également la matrice de l’estampe (voir ci-après). Une planche similaire se trouve dans le fond du musée Denon de Chalons-sur-Saône [voir page précédente]. La parenté entre les planches conservées au musée du châtillonnais et celles du musée Denon a déjà fait l’objet de remarques par les conservateurs, notamment par André Laurencin (voir Bibliographie). Est-ce à dire que le même sculpteur œuvra dans les deux lieux ou les estampes étaient-elles presque systématiquement reprises dans les deux centres ? Une chose est certaine, il était difficile d’effacer proprement le statut de bienheureuse de Rose sur la planche de Châtillon et cela suffit peut-être à justifier une seconde commande. De là à envisager que les commanditaires aient été les mêmes n’est qu’hypothèse gratuite.
La matrice, comme l’ensemble de la collection de matrices du Musée du pays châtillonnais provient d’un legs effectué en 1922. Monsieur Raoul Verpy en avait hérité de son oncle Monsieur Jules Baudouin qui lui-même les avait acquises, en 1875, lors d’une vente aux enchères dispersant le matériel de la maison Cornillac.

MATRICE

Beata Rosa
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ
S. d. [deuxième moitié du XVIIe siècle ; 1668-1671]
Bois de poirier gravé
32 x 22 cm
Lieu de fabrication et d’utilisation : Chalon-sur-Saône
France, Châtillon-sur-Seine, Musée du pays châtillonnais, 922.213.1.

© Musée du Pays Châtillonnais