Rose de Lima


ROSE DE LIMA (ROME, 1666)

Rosa de Sta Maria
Benoît THIBOUST (vers 1619-vers 1679), graveur
D’après Lazzaro BALDI (vers 1624-1703)
S. d. [1666]
Burin
C. de pl. : 18,8 x 15,3 cm

 

 

 

 

 

Frontispice pour Serafino BERTOLINI (?- ?), La Rosa Peruana overo vita della sposa di Christo Svor Rosa di Santa Maria nativa della citta di Lima Nel Regno del Perù, del Terz’Ordine di San Domenico. Descritta Da F. Serafino Bertolini Domenicano Maestro in Sacra Theologia, e Penitenziero Apostolico nella Basilica di S. Maria Maggiore, In Roma, Per il Tinassi, 1666.
Italie, Florence, Biblioteca nazionale centrale – cote : MAGL.4.1.346.

© Bibliothèque nationale de Florence

Lettre
1. Au-dessus du trait carré de l’image
ROSA DE Sta MARIA LIMANA IN REGNO PERVANO TERTII ORDINIS PRÆD.
2. En dessous du trait carré de l’image
À gauche : Laz. Baldus. ; au centre : Superi Permissu ; à droite : B. Thiboust Scul.

Image
Dans un ovale richement bordé d’une guirlande de fleurs et de rubans, la bienheureuse Rose de Lima est présentée en ¾, légèrement tournée vers la gauche. Elle est vêtue de l’habit de son Ordre et porte sur le front une couronne d’épines métallique qui la fait saigner. La religieuse tient sur un linge dans ses bras l’Enfant Jésus qui tend les mains vers son visage. La tête de l’Enfant est auréolée de rayons. Le fond de l’ovale est en tailles croisées.

États
Premier état, celui décrit : France, Chambéry, Bibliothèque municipale – cote : PER A 002.023-001 ; Italie, Florence, Biblioteca nazionale centrale – cote : MAGL.4.1.346
Second état : La tête de Rose de Sainte Marie est également auréolée de rayons. France, Lyon, Bibliothèque municipale – cote : 324599

Commentaire
La souscription ne précise pas si Lazzaro Baldi a créé le dessin ou si l’estampe a été réalisée d’après une peinture existante. Si Lazzaro Baldi est bien l’artiste ayant peint différentes toiles pour décorer la basilique romaine Santa Maria sopra Minerva lors de la béatification de la religieuse en 1668, il faut souligner ici que le premier état qui orne l’édition de 1666 présente Rose de Sainte Marie dépourvue de toute auréole, conformément aux prescriptions d’Urbain VIII. Ce détail fut sans doute inspiré par le désir de ne pas contrevenir à la réussite de la postulation et contribue à songer plutôt à un dessin de la part de Lazarro Baldi qu’à une peinture.
Très curieusement, c’est ce premier état de la gravure de Benoît Thiboust qui fut copié en 1711 à Venise pour illustrer une nouvelle édition de l’œuvre du dominicain Serafino Bertolini (Voir œuvre en rapport ci-après).

Œuvre en rapport

Rose de Sainte Marie
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ
S. d. [1711]
Eau-forte
Tr. c. : 18,4 x 14,5 cm

 

 

 

 

 

 

 

Frontispice pour Serafino BERTOLINI (?- ?), La Rosa Pervana overo vita della sposa di Christo Svor Rosa di Santa Maria nativa della citta’ di Lima Nel Regno del Perù, del Terz’Ordine di San Domenico. Descritta Da Fr. Serafino Bertolini Domenicano Maestro in Sacra Theologia, e Penitenziero Apostolico nella Basilica di Santa Maria Maggiore. Consacrata All’Illustrissima Madre Suor Maria Lvgretia Fini Monaca nel NobilissimoMonastero del Corpvs Domini di Venezia. Degnissima Figlia dell’ Illustriss. & Eccellentiss. Sig. Vicenzo Fini Procvrator di S. Marco, In Venezia, Per Domenico Lovisa, 1711.
France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : H-4465.

© Claire Rousseau