Hyacinthe de Cracovie


HYACINTHE (ANVERS, 1594-1603)

S. Hyacinthvs
Jan II COLLAERT (vers 1561/1566-vers 1620/1628), graveur
D’après Maerten de VOS (1532-1603), inventeur
Johannes Baptista VRINTS (vers 1535-1610), éditeur
S. d. [1594-1603]
Burin
Épreuve rognée : 28,5 x 20 cm
France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd2 Fol. (Hyacinthe, saint), H 175645.

© Claire Rousseau

 

 

Lettre
1. Partant de la bouche de la Vierge
Gaude fili Hyacinthe, preces tuæ gratæ sunt filio meo, / et quidquid ab eo per me petieris, impetrabis.
2. Dans le bas de l’image
M. de Vos inuent. Ioan. Collaert sculp. Ioan. Baptista excud.
3. Sous le trait carré de l’image
S. HYACINTHVS POLONVS ORDINIS PRÆDICATORVM SEPTENTRIONALIVM APOSTOLVS. / MORITVR A° 1257. CANONIZATVR A CLEMENTE VIII. P. M. A°. 1594. FESTVM CELEBRATVR / DOMINICA I. POST ASSVMPTIONIS B. MARIÆ IN AVGVSTO, CVM INDVLGENTIA PLENARIA. / REVERENDO PATRI P. THEODORICO DE BRVYN, SVPPRIORI P. PRÆDICATORVM / ANTVERPIENSIVM, AMICITIÆ ERGÒ DD. IOANNES BAPTISTA VRINTS.

Image
À l’intérieur d’une église, saint Hyacinthe est agenouillé dans la partie inférieure droite de l’estampe. Présenté de trois quarts vers la gauche, ses bras sont grands ouverts manifestant à la fois sa surprise et sa disponibilité. Vêtu de l’habit de son Ordre dont la chape a été laissée blanche, il porte un rosaire à la ceinture. Devant lui, sur l’autel, la statue de la Vierge Marie à l’Enfant s’anime entre les deux cierges allumés. La Vierge couronnée s’adresse au religieux qu’elle appelle son fils. Sur la marche de l’autel reposent un livre ouvert et une branche de lys. Dans l’arrière-plan, à droite, est dressée une croix sur laquelle prennent appui la lance du soldat romain et le roseau portant l’éponge.

États
Premier état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd2 Fol. (Hyacinthe), H 175645
Second état : avec l’adresse de Theodoor Galle (Theodorus Galleus). Non localisé

Bibliographie
1996, HOLLSTEIN, t. 44, p. 219, n° 1102 ; cliché : 1995, t. 46, p. 95, n° 1102 ; 2005, NEW HOLLSTEIN, The Collaert Dynasty (Part IV), p. 175, n° 966 ; p. 164, Fig. 966

Commentaire
En dépit d’une dédicace très explicite, il est difficile d’expliquer les raisons de l’hommage rendu par l’éditeur au sous-prieur du couvent d’Anvers, dont le nom n’a pas été repéré dans l’ouvrage de Bernard de Jonghe consacré à l’histoire des couvents des Pays-Bas méridionaux. Tout au plus est-il possible de remarquer que la légende mentionne les indulgences accordées à la célébration de la fête de saint Hyacinthe, le premier dimanche après l’Assomption.
L’iconographie rappelle celle de tableaux italiens à ceci près que la Vierge Marie au lieu d’être assise dans les nuées est figurée comme une statue en pied animée.
La planche fut copiée à Paris par Elias van den Bossche (actif vers 1594-1613) et éditée par Jean Leclerc [voir page suivante].