Hyacinthe de Cracovie


HYACINTHE (VENISE, 1595-1604)

S. Hyacinthvs
Raphael I SADELER (vers 1560-1628/1632), graveur
D’après Ludovico CARRACHE (1555-1619), inventeur
S. d. [1595-1604]
Burin
Feuille : 19,8 x 15 cm
France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd2 Fol. (Hyacinthe, saint), H 175647.

© Claire Rousseau

 

 

 

Lettre
1. Partant de la bouche de la Vierge
Gaude fili Iacinte quia orationes tuæ gratæ sunt filio meo.
2. Dans le bas de l’image, à gauche
A. Carazo Inuentor.
3. Dans le bas de l’image, à droite
Raph Sadeler exc.
4. Sous le trait carré de l’image, au centre
S. HYACINTHVS.
5. Sous le trait carré de l’image, en deux colonnes
À gauche : Quàm bella gemini nascuntur in icône flores / Hic tuus, o tellus, alter, Olympe, tuus.
À droite : Pulchrior hoc ipsis non creuit, flosculus astris, / Vix habet æqualem Terra, HYACINTHE, tibi.

Image
Saint Hyacinthe est agenouillé dans la partie inférieure gauche de l’estampe. Présenté de trois quarts vers la droite, ses bras sont croisés et apposés sur la poitrine pour manifester sa soumission à la Vierge Marie qui lui apparaît dans le coin supérieur droit. Celle-ci, assise, dans les nuées est en compagnie de l’Enfant Jésus nu et debout devant ses genoux. Il désigne de son index droit le pieux religieux.
Il est difficile de comprendre le cadre de cette scène, sorte de terrasse-oratoire ouverte sur un paysage et jouxtant une église dont les colonnes sont visibles sur la gauche.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd2 Fol. (Hyacinthe, saint), H 175647

Bibliographie
1789, HEINECKEN, t. 3, p. 625 ; 1980, HOLLSTEIN, t. 21, p. 236, n° 104 ; t. 22, fig. 104, p. 197 ; 1994, LOIRE, p. 45 ; 2001, BARTSCH, p. 156, n° 339 ;
2007, BARTSCH, tome 71, part 2, Supplément, p. 189, n° 44 ; p. 191, fig. 44

Commentaire
Il semblerait que Raphael Sadeler reprit en contrepartie la planche de son frère Jan I [voir page précédente]. L’artiste n’a pas repris dans leur intégralité les paroles de la Vierge et a remplacé la légende par un quatrain. La mention en italien du nom du peintre conduit à dater l’estampe dans la période d’activité du graveur à Venise et en Italie du Nord.