Hyacinthe de Cracovie

HYACINTHE (?, AVANT 1670)

S. Hyacinthvs
Philippe I HUART (vers 1605-1670), éditeur (?)
S. d.
Burin
Épreuve rognée : 37 x 28,4 cm
Autriche, Sift Göttweig, Benediktinerstift Göttweig, Ec_005.

© Göttweig Abbey

 

 

 

 

Lettre
1. Sous le trait carré de l’image, au centre
S. HYACINTHVS
2. À gauche du titre
Mortelz esperes tout car Iacynte et Marie / Se regardent tousiours / Marie a des faueurs quaud Iacynthe la prie
3. À droite du titre
De vous donner secours / Pour chassé de vos maux la douleur plus amere / Ioignez le filz avec la mere
4. À gauche sous le sonnet
Huar excudit com Preuilegie regis
5. Dans l’image, partant du visage de la Vierge Marie
Gaude fili Hyacinthe

Image
D’après la colonne sise sur la droite, la scène se déroule sans doute dans une église. Saint Hyacinthe est présenté en buste les mains jointes, doigts croisés et repliés, pour indiquer qu’il est en prière. Son regard, avec l’œil gauche curieusement mi-clos semble fixer quelque chose hors image. Le religieux est vêtu de l’habit de son Ordre, chape noire, robe et capuce blancs en dessous. Outre la tonsure, il porte une moustache. Sa tête est amplement auréolée de rayons. En haut, à droite de l’image, la Vierge Marie assise dans les nuées et tenant l’Enfant Jésus, est représentée en très petite taille. La Vierge invite saint Hyacinthe, « son fils », à se réjouir.

États
Un seul état : Autriche, Sift Göttweig, Benediktinerstift Göttweig, Ec_005

Commentaire
L’abbaye bénédictine de Göttweig attribue l’estampe à Jean-Charles Houat (1683-1718) et donne comme référence bibliographique la notice du dictionnaire Allgemeines Lexikon der Bildenden Künstler von der Antike bis zur Gegenwart [1].
Or, cette notice consacrée à la famille du graveur n’évoque nullement l’estampe ici présentée.
Il faut aussi noter que la légende de l’image (un titre central encadré par un sonnet de huit lignes en deux strophes) est analogue dans sa disposition à celle d’une autre estampe sur laquelle figure l’excudit de Philippe Huart et son adresse. Un exemplaire de L’Enfance est conservé à Londres au British Museum sous le numéro 1878,0713.2638.
Sur Philippe Huart et ses activités d’imagier et de marchand en tailles-douces, il est toujours possible de se reporter à l’article de Marianne Grivel[2].

Il semblerait que le dessin préparatoire (34,2 x 25,5 cm) soit conservé à la réserve du Département de la Bibliothèque nationale de France, dans la boîte B-29 (3-BOITE). À ce jour, seul son cliché microfilmé (MFILM F-14696) a été examiné, par le plus grand des hasards puisque la pièce porte présentement pour titre [Vision de saint Dominique].

[1] Felix BECKER ; Ulrich THIEME, dir., Allgemeines Lexikon der Bildenden Künstler von der Antike bis zur Gegenwart, Leipzig, Seemann, 1924, Tome 17 (tome 17 : Heubel-Hubard), p. 553.
[2] Marianne GRIVEL, « Le commerce de l’estampe à Paris. Les marchands du charnier des Saints-Innocents », Nouvelles de l’estampe, 1981, 56, p. 4-15.