Hyacinthe de Cracovie


HYACINTHE (VENISE/PADOUE, 1690)

Divvs Hiacintvs
Jean-Jacques II THOURNEYSEN (1663-1718), graveur
D’après Noël Robert COCHIN (1622-1695 ?), dessinateur
D’après Ludovico CARRACHE (1555-1619), inventeur
1690
Burin
C. de pl. : 28,8 x 18 cm

 

 

 

 

Planche pour Charlotte-Catherine PATIN (1672?-1744), Tabellæ selectæ ac explicatæ a Carola Catharina Patina. Parisana Academica, Patavii, Ex Typographia Seminarii, 1691, p. 135 .
France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : V2665.
Ici, Royaume-Uni, Londres, British Museum, 1859,0709.2468.

© British Museum

Lettre
1. Sur la table de marbre, en bas à gauche
GAVDE FI / LI HIACI / NTE QVIA / ORATION / ES TVÆ / GRATÆ / SVNT FI / LIO MEO / ET QVID / QVID ABEO / PER ME PE / TIERIS IM / PETRABIS
2. Dans le bas de l’image, à gauche
N. Cochin del.
3. Dans le bas de l’image, à droite
I. I. Thourneyser fil. Sc. 1690
4. Sous le trait carré de l’image
DIVVS HIACINTHVS DEIPARÆ SVPLLEX / Lud. Caracius pinxit Bononiæ, in Templo Dominicanorum

Image
Saint Hyacinthe est agenouillé dans la partie inférieure droite de l’estampe. Présenté de trois quarts vers la gauche, ses bras sont croisés et apposés sur la poitrine pour manifester sa soumission à la Vierge Marie couronnée d’étoiles qui lui apparaît dans le coin supérieur gauche. Celle-ci, assise, dans les nuées est en compagnie de l’Enfant Jésus nu et debout devant ses genoux. Il désigne de son index gauche le pieux religieux. Au-dessus de celui-ci, deux anges dotés, l’un d’un tambourin à cymbalettes, l’autre d’un violoncelle, jouent de la musique, environnés de putti. La Vierge Marie désigne au religieux une table de marbre sur laquelle est gravé son message d’approbation. Son geste est doublé par celui d’un angelot qui s’appuie sur le haut de cette table éclairée par un cierge.
Il est difficile de comprendre le cadre de cette scène, sorte de terrasse-oratoire ouverte sur un paysage et jouxtant une église dont les colonnes sont visibles sur la gauche.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : V2665 ; Royaume-Uni, Londres, British Museum, 1859,0709.2468

Bibliographie
1789, HEINECKEN, t. 3, p. 625 ; 1839, ROBERT-DUMESNIL, t. 4, p. 201 ; 1994, LOIRE, p. 47

Commentaire
Contrairement aux estampes de la famille Sadeler, le dessinateur et le graveur ont respecté les différentes données du tableau de Ludovico Carrache. En outre, le graveur a choisi de noircir la chape de Hyacinthe.
L’œuvre est à mettre en rapport avec une estampe conservée à la Bibliothèque nationale de France, dont l’auteur n’a pas été identifié (voir Œuvre en rapport). Le tableau y a été reproduit en contrepartie.
L’ouvrage de Charlotte-Catherine Patin, fille de Charles Patin, est une sorte de musée virtuel dont chaque œuvre est commentée. En 1691 deux éditions furent proposées. Celle dont est extraite la présente planche, rédigée en latin et imprimée à Padoue, l’autre rédigée en italien et imprimée sous le nom de Pierre Marteau à Cologne, éditeur fictif[1]. Sans doute s’agissait-il de pouvoir faire pénétrer l’ouvrage en France.
L’ouvrage contient 40 reproductions de tableaux. Outre celui de Ludovico Carrache, il faut relever la reproduction du tableau du Titien figurant le martyre de Pierre de Vérone [Cat. 308].

[1] Pitture scelte e dichiarate da Carla Caterina Patina. Parigina Accademia, In Colonia, Appresso Pietro Marteau, Si vendono in Venezia dall’Hertz, 1691. France, Lyon, Bibliothèque municipale – cote : Rés Est 30436.

Œuvre en rapport

[La Vierge Marie apparaissant à saint Hyacinthe]
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ
D’après Ludovico CARRACHE (1555-1619), inventeur
S. d.
Eau-forte burin
Feuille : 38 x 26,4 cm
France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd2 Fol. (Hyacinthe, saint),
H 175648.

© Claire Rousseau