Saint Dominique de Soriano


L’IMAGE DE SAINT DOMINIQUE À SORIANO

Prodigiosa et cœlica S. P. Dominici
Cornelis I GALLE (1576-1650) ou Cornelis II GALLE (1615-1678), graveur/éditeur
S. d. [avant 1678]
Burin
Image coupée : 12,3 x 8,8 cm
France, Lyon, Bibliothèque municipale, Fonds des estampes des jésuites de Chantilly, sans cote.

© Claire Rousseau

 

 

 

Lettre
1. Sous l’image
Prodigiosa et cœlica S. P. DOMINICI imago præter / Sorianum, plurima per orbem loca miraculis illustrat
2. Le long de la bordure oblique de l’image, à droite
C. Galle.

Image
Au centre de l’image, devant une architecture à peine esquissée, la Vierge Marie, couronnée, debout, tend des deux mains une toile à un frère dominicain agenouillé sur la gauche. Des rayons partent de l’angle supérieur gauche et viennent toucher la toile pour manifester l’origine céleste de l’image et l’approbation divine. La Vierge est auréolée de rayons. Deux saintes l’encadrent, dotées chacune d’une auréole en anneau. À gauche, couronnée, Catherine d’Alexandrie tient de la dextre la palme des martyrs et de la senestre l’épée de son martyr. À droite, Marie-Madeleine tient un vase d’aromates. Les deux saintes sont patronnes de l’Ordre des Prêcheurs. Le dominicain tonsuré est en habit de son Ordre, habit blanc avec chape noire, et un rosaire est suspendu à sa taille. La toile présentée par la Vierge Marie est festonnée de broderies. Dans un décor de rochers, saint Dominique en pied est représenté auréolé d’un cercle, une branche de lys dans la main gauche. Un livre tient debout dans la main droite, tranche et fermoirs vers le spectateur.
Fond : le ciel du fond est en tailles horizontales
Cadre : le cadre de l’image est hexagonal ; la hauteur est supérieure à la largeur

États
Un seul état : France, Lyon, Bibliothèque municipale, Fonds des estampes des jésuites de Chantilly, sans cote

Commentaire
En cette image, Cornelis Galle, contrairement à l’autre exemplaire signé du même nom [voir Images de dévotion flamandes, p. 29], a choisi de présenter frontalement la Vierge Marie et les deux saintes, ces dernières étant très légèrement en retrait. De ce fait, le spectateur est davantage saisi par la toile peinte que par le geste même du don.
Il est difficile de savoir si cette image fut créée pour illustrer un ouvrage ou s’il s’agit d’une image de dévotion diffusée par les couvents dominicains. Elle doit en tout cas être rapprochée de la planche d’illustration de l’ouvrage de Jean d’Oye [voir page précédente] dont elle est peut-être une copie.