Saint Dominique de Soriano


L’IMAGE DE SAINT DOMINIQUE À SORIANO (GAND, ?)

Imago S. Dominici in Soriano
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ
S. d. [1723 (?)]
Xylographie
Dimensions non renseignées

 

 

 

 

 

 

Vignette pour Louis ROBYN (1680-1743), Regel van den heyligen Vader Dominicus, Behelzende verscheyde schoone, voordelige, en aengenaeme oeffeningen om in’t midden van de weireldt een wel-geregelt, en godtvrugtig leven te leven. Andermael uytgeleyt, en nauw-keuriger onderzogt Door P. Ludovicus Robyn, Priester, en Bachelier in de Godts-geleertheyt der Predik-heeren Orden, Tot Ghendt, By Franciscus en Dominicus vander Ween, woonende op de Coore-merct, 1723, p. 206.
Belgique, Gand, Bibliothèque universitaire – cote : DEPD.A1577.

© Bibliothèque universitaire de Gand

Image
Sur la droite de l’image, à l’entrée d’un bâtiment, la Vierge Marie couronnée, debout sur un emmarchement arrondi (trois grades), tend des deux mains une toile à un frère dominicain agenouillé sur la gauche. La Vierge est auréolée de rayons. Deux saintes l’encadrent. À gauche, Marie-Madeleine tient dans la main gauche un vase d’aromates. De l’index droit elle désigne au frère saint Dominique peint sur la toile. À droite, couronnée, Catherine d’Alexandrie tient dans la main droite l’épée de son martyre dirigée vers le sol et de la main gauche, elle tient la palme des martyrs. À ses pieds gît un fragment d’arc de roue dentée. Les deux saintes, qui sont auréolées de disques hachurés, sont patronnes de l’Ordre des Prêcheurs. Le dominicain tonsuré est en habit de son Ordre, avec la chape. Il tient la main gauche en apposition sur la poitrine tandis que de la droite, il saisit le bas de la toile. Sur celle-ci est représenté saint Dominique en pied, auréolé d’un arc de cercle, une branche de lys dans la main gauche. Un livre tient debout dans la main droite, plat et fermoirs vers le spectateur. La chape et le bas du scapulaire du saint sont ornés d’étoiles (trois pour la chape et deux pour le scapulaire). Au pied du dominicain, les pages d’un livre ouvert posé à même le sol restent figées à la verticale.
Cadre : le cadre de l’image constitué d’un double trait est élargi sur les côtés verticaux par des bandeaux de fleurettes gravées sur bois.

États
Un seul état : Belgique, Gand, Bibliothèque universitaire – cote : DEPD.A1577 ; France, Paris, Bibliothèque du Saulchoir – cote : 435 E 38

Commentaire
La gravure suit très clairement mais maladroitement le même modèle que les tailles-douces qui suivent.
L’ouvrage de Louis Robyn mélange très curieusement une gravure sur cuivre de bonne facture, le frontispice signé Abraham Van Merlen (1578-1660), déjà utilisé en 1714 pour illustrer la Règle, et des gravures sur bois de médiocre facture[1]. La gravure d’Abraham van Merlen n’était donc pas une commande mais un remploi et l’ensemble des ouvrages de Louis Robyn donne l’impression que les illustrations – peut-être faute de moyens – ont été puisées parmi les planches disponibles chez les éditeurs.
L’édition de 1747 de la Règle, toujours produite sous le nom de Ludovicus Robyn et imprimée à Ypres, comporte une planche bien différente et des vignettes[2].
Le frontispice est une gravure sur bois figurant saint Dominique de Soriano [voir page 5]. Le bois a été attaqué par des xylophages et l’impression porte la trace des trous d’envol.
L’image de Soriano de l’édition de 1723, ouvrant un court chapitre de « dix paroles/sentences de saint Dominique » est remplacée par une vignette figurant saint Dominique dans la campagne avec l’attribut du chien, vignette déjà utilisée sur la page de titre et reprise en ouverture des prescriptions pour les sœurs. Il est difficile de dire si ces choix éditoriaux résultent d’un appauvrissement des communautés.

[1] Louis ROBYN (1680-1743), Reghel van het Orden (ghenaemt) der Penitentie van den H. Vader en Patriarch Dominicus Door verscheyde Pausen goetghekeurt, bevestight, en met uytnemende voordeelen vereert ; dienstigh voor alle Persoonen, soo Geestelijcke, als Wereldtlijcke, die de Christene volmaecktheyt willen betrachten Met verklaeringen, Bemerckinghen, en Gheestelijcke oeffeninghen voorghestelt Door F. L. R. Predick-heer, Te Ghendt, By Augustinus Graet, in den Enghel, 1714 (Belgique, Gand, Bibliothèque universitaire – cote : DEPD.A1587).
[2] Louis ROBYN (1680-1743), Regel van den heyligen vader Dominicus, Behelsende verscheyde schoone, voordeelige, en aengenaeme oeffeningen om in’t midden van de weirelt een wel-geregelt, en godttvrugtig leven te leven […], Tot Ipre, Uyt de Druckerye van Joannes Ignatius de Rave, op Lente-marct, 1747 (Belgique, Gand, Bibliothèque universitaire – cote : DEPD.A1575).