Saint Dominique de Soriano


L’IMAGE DE SAINT DOMINIQUE À SORIANO (GAND, 1672)

S. Dominicus in Soriano
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ
S. d. [1672]
Burin
C. de pl. : 10,2 x 6,2 cm

 

 

 

 

 

 

 

Frontispice pour Charles MYLEMAN (vers 1608/1609-1688), Cort begryp vande mirakelen, gheschiet door het beeldt van den H. Dominicus Uyt den Hemel gebracht door de H. Moeder Godts, inde kercke der PP. Predic-heeren te Soriano. Midtsgaders den Oorspronck van de dyssendaeghsche Communie, Ter eeren vanden selven Heylighen. Door de weleke, datme van Godt vereyght, al watmen begheert. Tweeden Druck, Te Ghendt, By Bauduyn Manilius, woonende inde witte Dupve, 1672.
Belgique, Gand, Bibliothèque universitaire – cote : BIB.G.001019.

© Bibliothèque universitaire de Gand

Lettre
Sous l’image
S. Dominicus in Soriano.

Image
Seul saint Dominique est représenté, tel qu’il est censé figurer sur l’image conservée à Soriano, en pied, auréolé de rayons, une branche de lys à trois fleurs dans la main gauche. Un livre tient debout dans la main droite, tranche vers le spectateur. Saint Dominique est debout sur un carrelage en damier noir et blanc. Dans le haut de l’image, il est encadré par un rideau à deux pans frangés.
Fond : le fond est de tailles horizontales dans la partie haute et de tailles obliques sur les côtés dans le bas.
Cadre : le cadre de l’image est un cadre de tableau

États
Un seul état : Belgique, Gand, Bibliothèque universitaire – cote : BIB.G.001019

Commentaire
Le frontispice est ici dévolu à l’image du saint et non à l’apparition céleste et au don de celle-ci au frère de Soriano.
Le damier du sol accentue l’impression de profondeur, tandis que les traits des côtés semblent correspondre à ceux observés sur des estampes italiennes du XVIIe siècle.
Les rideaux latéraux peuvent surprendre mais ils correspondent à une coutume ornementale. On sait, par exemple, que le frère Philippe Petit, prieur du couvent de Douai tint à offrir au monastère des moniales de la même ville de la soie jaune pour l’autel de Soriano : « L’an 1644, j’ay donné à ce mesme couvent la mesure de soye jaune, de l’image miraculeuse de St-Dominique en Soriane, laquelle le Réverendissime P. Nicolas-Rodolphe, Général, a faict toucher de ses mains, immédiatement, l’image originelle prodigieuse, ce qui ne se fait que rarement[1] ».

[1] Texte transcrit par Charles-Edmond-Henri de COUSSEMAKER, Manuscrit du couvent de Ste-Catherine de Sienne de Douai. Notice descriptive, Lille, Impr. L. Danel, 1873, p. 368.