Saint Dominique de Soriano


L’IMAGE DE SAINT DOMINIQUE À SORIANO (Anvers, avant 1733)

Saint Dominique de Soriano et le couvent de Soriano
Pieter Baltahsar BOUTTATS (1666-1756) [?], graveur
S. d. [1733]
Burin
C. de pl. : 13,9 x 8,7 cm ; Image au tr. c. : 12,65 x 8,2 cm

 

 

 

 

 

Planche pour Jean-Baptiste DU SOLLIER (1669-1740), Jean PIEN (1678-1749), Guillaume CUYPERS (1686-1741), Pierre VAN DEN BOSSCHE (1686-1736), Acta Sanctorum Augusti, Ex Latinis & Græcis, aliarumque gentium Monumentis, servatâ primigeniâ veterum Scriptorum phrasi, Collecta, Digesta, Commentariisque & Observationibus illustrata, Antverpiæ, Apud Jacobum Antonium van Gherwen, tomus I, 1733, p. 539.
France, Toulouse, Bibliothèque municipale – cote : Fa A 136 (34).

© Claire Rousseau

Lettre
Dans l’image, au-dessus de la figuration du monastère
monasterium / Sorianense

Image
Au centre de l’image se dresse saint Dominique, tel qu’il est représenté sur la toile de Soriano. Le relèvement des bords est interrompu pour laisser place, en arrière-plan, à une représentation du paysage de Calabre à gauche, du couvent à droite.
Fond : dans la partie supérieure de l’image, le fond est constitué de tailles horizontales parallèles dessinant une sorte de ciel.

États
Un seul état : France, Toulouse, Bibliothèque municipale – cote : Fa A 136 (34)

Commentaire
L’attribution de la gravure à Pieter Balthasar Bouttats est incertaine. Elle repose uniquement sur le fait que l’artiste est l’auteur de la Vera effigies de saint Dominique, présentée en face de la page de texte 522. Les bollandistes recoururent au graveur pour d’autres planches signées et sans doute pour des cuivres demeurés anonymes.

Sans doute est-ce dans un souci pratique, que les bollandistes ont choisi de faire figurer sur la même planche une copie du portrait de Soriano et une vue du monastère, selon un modèle diffusé dès les années 1630 [voir Images en rapport]
Au-dessus de la gravure, les auteurs ont pris soin de préciser que l’image, de format réduit, était conforme à l’original. En dessous, ils se réfèrent au jugement de Pierre-Paul Rubens qui estima que l’image de Soriano n’avait qu’un rapport vague et incertain avec les témoignages laissés sur la physionomie de saint Dominique, notamment le fait qu’il fut attesté que sa couronne de cheveux demeura complète.
La gravure fut copiée assez grossièrement pour l’édition vénitienne des Acta Sanctorum du mois d’août, en 1750 [voir Images en rapport].

IMAGES EN RAPPORT

Vero Ritratto della miracolosissima Imagine di Santo Domenico in Soriano
Giovanni Battista COLOMBO (?-?), graveur
1630
Burin
Feuille : 33 x 21,3 cm ; image (dimensions à l’intérieur du cadre) : 26,2 x 19,1 cm
France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd2 Fol. (Dominique, saint),
H 173572.

© Claire Rousseau

 

 


Lettre

1. Au-dessus de l’image
VERO RITRATTO DELLA MIRACOLOSISSIMA IMAGINE DI SANTO DOMENICO IN SORIANO
2. Dans l’image, à droite
S. Domenico / in Soriano
3. Sous l’image
ADMODUM Rdi P[AT]RIS MAGISTRI FR[ATR]IS VICENTII CANDIDI S. OFFITII / QVALIFICATORIS ET IN CONtu S. MARIÆ SVP. MINERVA PRIORIS /F. Paulus Pyromallus Baccas et in eodem /Contu. magister novitiorum deuotioni dedicat / Romæ super permissu 1630 / IB Colombus Sculp.

Image
Seul saint Dominique est représenté, tel qu’il est censé figurer sur l’image conservée à Soriano, en pied, auréolé d’un disque, une branche de lys à quatre fleurs dans la main gauche. Un livre tient debout dans la main droite, tranches et fermoir vers le spectateur. En arrière-plan sont évoqués, à gauche, le paysage de Calabre, à droite le couvent de Soriano.
Le fond est de tailles horizontales jusqu’aux épaules du saint ; dans le bas est esquissée une perspective par un triangle vierge, encadré de deux triangles de tailles horizontales.
Cadres : la figuration du saint est contenue dans un cadre mouluré ; l’ensemble de l’estampe est bordé d’un feston qui évoque celui figurant sur d’autres représentations de la toile de Soriano tenue par la Vierge Marie et les saintes Catherine d’Alexandrie et Marie-Madeleine.

Armoiries
En bas de la lettre inférieure, la coupant en deux : sirène à deux queues terminées par des têtes, tenues en main ; une étoile à six branches couronne chacune des têtes

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd2 Fol. (Dominique, saint), H 173572

Commentaire
Comme la précédente, la planche est ici dévolue à l’image du saint et non à l’apparition céleste et au don de celle-ci au frère de Soriano.
L’image imprimée à Rome en 1630 est une planche d’hommage rendu par le Maître des novices du couvent de Sainte-Marie la Minerve, Paul Pyromallus (?- ?), originaire de Calabre, à son prieur, Vincent Candide (1573-1654). Paul Pyromallus fut Maître des novices durant les deux années 1629-1630, avant de partir comme missionnaire en Arménie .
Il faut se demander si la planche fut créée intentionnellement ou si seule la lettre inférieure fut ajoutée pour en faire hommage. Il est en tout cas clair que Paul Pyromallus choisit l’image de Soriano par référence à ses propres origines.

Saint Dominique de Soriano et le couvent de Soriano
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ
1750
Burin
Image au tr. c. : 12,5 x 8,1 cm

 

 

 

 

 

 

Planche pour Jean-Baptiste DU SOLLIER (1669-1740), Jean PIEN (1678-1749), Guillaume CUYPERS (1686-1741), Pierre VAN DEN BOSSCHE (1686-1736), Acta Sanctorum Augusti, Ex Latinis & Græcis, aliarumque gentium Monumentis, servata primigenia veterum Scriptorum phrasi, Collecta, Digesta, Commentariisque & Observationibus illustrata, Venetiis, Apud Jo. Baptistam Albrizzi Hieron. Fil. et Sebastianum Coleti, tomus I, 1750, p. 539.
France, Paris, Bibliothèque du Saulchoir – cote : 295 A 34.

© Claire Rousseau

Lettre
Dans l’image, au-dessus de la figuration du monastère
monasterium / Sorianense

Image
Au centre de l’image se dresse saint Dominique, tel qu’il est représenté sur la toile de Soriano. Le relèvement des bords est interrompu pour laisser place, en arrière-plan, à une représentation du village à gauche, du couvent à droite.
Fond : dans la partie supérieure de l’image, le fond est constitué de tailles horizontales parallèles dessinant une sorte de ciel.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque du Saulchoir – cote : 295 A 34

Commentaire
Entre 1734 et 1770, les imprimeurs vénitiens Sébastien Coleti et Jean-Baptiste Albrizzi entreprirent une réimpression des Acta Sanctorum qui s’arrêta au tome V du mois de septembre. Les imprimeurs conservèrent la mise en page de l’édition anversoise et firent graver des copies des planches originelles. Celle présentée ici est plus grossière d’exécution que l’original présenté ci-dessus.