Pie V


PIE V (ALLEMAGNE, AVANT 1665)

Alexandrinus Pont. Max. Pius V. Gislerius
Frederik VAN HULSEN (1580-1665), graveur et éditeur
S. d. [avant 1665]
Burin
C. de pl. : 30,3 x 18,5 cm
France, Paris, Bibliothèque nationale de France, N2 Fol. (Pie V, saint),
D 238005.

© Claire Rousseau

 

 

 

Lettre
1. Dans la bordure de l’ovale
ALEXANDRINUS PONT. MAX. PIUS V. GISLERIUS
2. Au-dessus du portrait, de part et d’autre des armoiries
VTINAM DIRIGAN: TVR VIÆ MEÆ, AD / CVSTODIENDAS JUSTI: FICATIONES TUAS.
3. Dans le rectangle sous le portrait
Michaël Ghislerius, ex oppido Boschi, Alexandrinæ Diocesis, Lompardus, Insuber : Pauli Ghisleri filius Theologiæ / Magister, et Lector Ordinis Prædicatorum, officij S. Inquisitionis Com[m]issarius Generalis, pòst Episcopus Nepesinus / et Sutrinus : A° 1557. 15 Martij à Paulo IV. Pont. Presbijter Cardinalis, tit. S. Mariæ supra Minervam, pòst tit. / S. Sabinæ, et suppremus Inquisitor, creatus. À Papa Pio IV. Episcopus Montis Regalis factus. Creatus est / Pontifex, A° 1566. die 7. Ianuar. a 52. Cardinal. Coronatus die suo natali, 17. Ianuar. un eunte anno ejus vitæ 62. / Sedit annos. 6. menses 3. dies 23. Imp. Maximiliano II. Aug. A° Doi 1572. Kal. Maij ex Vesicæ calculo, obijt: / sepultus in Vaticano. Vnde postea, Anno 1588. À Sixto V. Pont. ad S. Mariæ major. Basilicam translat. est.
4. Au-dessus du trait carré inférieur
FH [monogramme]

Image
Par un jeu de tailles, le portrait donne l’impression d’un buste sculpté placé dans une niche ovale à double bordure. Le pontife, en buste, est de trois quarts vers la droite mais regardant le spectateur. Pie V porte un camail et un camauro. L’ensemble est figuré dans une architecture à colonnes cannelées de section carrée, au fronton de laquelle est gravé l’éloge.

Armoiries
Armoiries de Pie V (Antonio Michele Ghislieri, 1504-1572) : d’or à trois bandes de gueules.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France, N2 Fol. (Pie V, saint), D 238005 ; Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum, RP-P-1908-887

Bibliographie
1953, HOLLSTEIN, t. 9, p. 158, n° 18

Commentaire
L’estampe fait partie d’une suite de portraits de papes, gravés selon la même composition.
Le graveur, natif de Middebourg dans le Zélande, a vécu et travaillé principalement en Allemagne ; la suite a dû être éditée en ce pays, peut-être à Francfort-sur-le-Main.
L’estampe, gravée par un artiste originaire des Pays-Bas du Nord, est conservée dans le catalogue à titre comparatif. La formation exacte de l’artiste, vraisemblablement influencée par la production anversoise, est mal connue.