Pie V


PIE V (PARIS, 1713)

Saint Pie Ve, Pape de l’Ordre des FF. Prêcheurs
Gérard I SCOTIN (1643-1715), graveur
D’après Jean ANDRÉ (1662-1753), peintre
S. d. [1713]
Burin
C. de pl. : 21,3 x 15,3 cm

 

 

 

 

 

Frontispice pour Dominique LAPLACE (?- 1725), Le Triomphe de Saint Pie, Pape Ve de ce nom, Religieux de l’Ordre des FF. Prescheurs ou sa vie et sa canonization. Par le R. P. Laplace, Docteur de Sorbonne, religieux du même Ordre & du Grand Convent, A Paris, Chez Jacques Edouard, Parvis Nôtre-Dame, 1713.
France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : HP-330.

© Claire Rousseau

Lettre
1. Sur le phylactère dans le bas de l’image
Claustra, Mitras, Ostrum, Petri Diadema decorat, / Relligione, Vigil, Dexteritate, Pius.
2. Sous le trait carré de l’image
SAINT PIE VE, PAPE DE L’ORDRE DES FF. PRÊCHEURS / Dans le Clooitre il suivit la trace des parfaits, / La Mitre à ses vertus doit une Sainte gloire, / Sous la Pourpre il brilla par mille rares traits, / Sa Thiare orna l’Eglise, et guida la Victoire.
À gauche : F. André pinx.
À droite : G. Scotin major Sculp.

Image
Pie V est représenté accédant à sa gloire. Soutenu par un ange, il est agenouillé sur une nuée, de trois quarts vers la droite. Le saint est revêtu des habits pontificaux. Son regard se lève vers la lumière qui descend en rayons depuis le coin supérieur droit. Dans l’angle supérieur gauche trois putti assistent à la scène.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : HP-330

Commentaire
Du dominicain Jean André sont connus deux tableaux figurant Pie V. Le premier peint en 1714 et conservé à la cathédrale Notre-Dame de Rodez montre le pontife en prière, recevant l’annonce de la victoire de Lépante[1]. Le second fait partie d’une série de saints de l’Ordre et est conservé dans l’église Notre-Dame à Bordeaux. Il fut réalisé vingt ans après la présente estampe et figure de nouveau Pie V en prière, recevant l’annonce de la victoire de Lépante[2].
S’il y eut un tableau de Frère Jean André figurant Pie V entrant en gloire, celui-ci n’est pas localisé [3].

[1] Huile sur toile, 4 x 2,6 m.
[2 Huile sur toile, 3,81 x 2,28 m.
[3] Voir Virginie Granel, Frère Jean André, peintre dominicain (1662-1753). Style et fortune critique de son œuvre en France. Mémoire de master II dactylographié d’Histoire de l’art moderne, sous la direction de Pascal Julien, Université Toulouse II-Le Mirail (Toulouse), 2010.