Pie V


PIE V (ANVERS, 1712)

S. Pius. V.
Jan Baptist III VAN DEN SANDE (1671-1730), éditeur
S. d. [1712]
Burin
Épreuve rognée : 21,5 x 14 cm
France, Paris, Bibliothèque nationale de France, N2 Fol. (Pie V, saint), D 237990.

© Claire Rousseau

 

 

 

 

Lettre
1. Dans la bordure de l’ovale
CRVCE DOMINI NOSTRI IESV CHRISTI ; ABSIT MIHI GLORIARI NISI IN
2. Sur la table, sous le portrait
S. PIUS. V. ex Ord. Prædicatorum anno i565. ad summum / Pontificatum diuinitus magis quam humano Consilio euectus, / magnitudine animi, zelo Fidei, innocentiâ vitæ (:quam totam / absq[ue] lethali noxa transegit) ac Pastorali vigilantiâ Sanctis / primi seculi Pontificibus comparandus, miraculis ante et post obitum / clarus, demum á CLEMENTE X. Pont. Max. Beatorum Cælitum / Albo inscriptus ritu solemni. MDCLXXII. Calendis Maij. / Iuxta exemplar originale Romanum.
3. Sous le trait carré inférieur
Admodum R. Patri P.F. Gregorio Remond S.T. Licentiato, Studii generalis FF. Sacri Ordin[is] / Prædicatorum Antverpiæ quondam Regenti Primario, nunc eiusdem Ordinis per Germaniam / inferiorem Dignissimo Prouinciali Beati PII V. zelum, et in regendo Æquitatem sub festiuis / Beatificationis eius solemniis vouet et apprecatur (…) iunior. / Ioan vanden Sande exc

Image
Dans un ovale, Pie V est présenté en buste de profil vers la gauche. Le pontife est placé derrière une sorte de muret. Il est vêtu d’un rochet et de la mozette pontificale. Les mains jointes en prière, il contemple un crucifix placé à la hauteur de son visage. L’arrière-plan sur la droite est une fenêtre ouverte sur la bataille de Lépante.
Des armoiries sont placées dans le bas de l’ovale.

Armoiries
Armoiries du pape Pie V (Antonio Michele Ghislieri, 1504-1572) : d’or à trois bandes de gueules.

États
Premier état : La lettre commençait par le « B » de « Bienheureux » ; un nom précédait la mention « iunior ». Pas d’exemplaire localisé. Voir commentaire
Second état, celui décrit : France, Paris, Bibliothèque nationale de France, N2 Fol. (Pie V, saint), D 237990

Commentaire
L’estampe est très clairement un remploi d’une planche incisée en 1672 (ou peu après, le temps que les festivités aient lieu) à l’occasion de la béatification du pape Pie V.
Aucun exemplaire du premier état n’ayant été trouvé, il est difficile de dire qui fut le créateur pour qui la seule mention de « iunior » laisse supposer qu’il appartint à une famille de graveurs.
L’estampe doit être comparée avec celle gravée par Balthasar-Thomas Moncornet (1630-1716) en 1672 [Voir page précédente].