Jean de Cologne


JEAN DE COLOGNE (ROME VERS 1646)

Gloriosum certamen
François COLLIGNON (vers 1610-1687), graveur
D’après Abraham VAN DIEPENBEECK (1596-1675), dessinateur
Vers 1646
Eau-forte
Tr. c. : 21,6 x 33,5 cm
Belgique, Sint-Truiden, Museum de Mindere, cote non renseignée.

© Museum de Mindere (Sint-Truiden)

Lettre
Sous le trait carré inférieur de l’image
Gloriosum Certamen, sub quo XIX. Serui Dei Martyres Gorcomienses nuncupati, per constantem Catholæ Fidei Confessionem ; et in Specie, realis præsentiæ Corporis Chr[trait abréviatif sur le r]i in Eucharistià, / necnon Romani Pontificis, diuini atque Supremi Principatus assertionem, post atrocia eaque exquisita tormenta, Laqueis extrá Brilam Holandiæ oppidum suspensi, de orthodoxæ Fi- / dei hostibus triumpharunt . IX. Iulij. MDLXXII. Erant ij. Guardianus F.F. Minorum R.O. Gorcommien. cum X. è suis, omnium Primipilus. 11. Parochi Gorcomien. cumaliis 11. Præsby- / teris secularibus. 1. ordin. S. Dominici. 1. Canon° ord. Reg. S. Augustini. 11. Canonici ordn. Præmon. S. Norberti. Emin° ac Rmo Principi . S.R.E. tit. S. Susannæ Card. Sachetto Præfecto / signaturæ Iustitiæ, SS. mi. D.N. Innocentij Papæ X.&. F.A.H. Minorita eiusdem causæ Procurator. D.D.C. cum Superiorum permissu. Romæ. Abr. à Diepenbeke delin. FColignon sculp.

Image
L’image est foisonnante et situe la totalité de la scène à l’intérieur même de la grange. Au centre de la composition, des religieux sont déjà pendus à la poutre, mains attachées dans le dos, tandis qu’un autre est tiré de force sur une échelle pour subir son ultime supplice. Au premier plan, trois groupes de soldats (un à gauche, un au centre et un à droite) torturent leurs victimes.

États
Un seul état : Belgique, Sint-Truiden, Museum de Mindere, cote non renseignée

Bibliographie
2012, TEPE, p. 26, fig. 10 p. 29

Commentaire
L’examen attentif de la planche et la comparaison avec celle de Jacob Neefs [Cat. 237] et celle de Jan van de Sande [Cat. 238] permettent de reconnaître Jean de Cologne comme étant le religieux figuré en chape derrière les deux soldats torturant un religieux sur la droite de l’image. C’est le seul personnage qui nous regarde.