Jean de Cologne


JEAN DE COLOGNE (ANVERS 1700)

[Les Martyrs de Gorcum]
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ
1700
Eau-forte
C. de pl. : 14,8 x 9,5 cm
Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum, RP-P-OB-79197

 

 

 

 

 

 

Planche pour Petrus OPMEER (1526-1595), Martelaars-boek, ofte: Historie der Hollandse Martelaren, welke omde Christen Catholijke gods-dienst, soo ten tijden van de woeste heidenen, als der Hervormde nieugesinden seer wreed sijn omgebracht. Begrepen in twee deelen, met twee registers, [2 Deel], Tot Antwerpen, By Petrus Pratanus in’t jubeljaar onses Heeren, 1700, entre les pages 32 et 33.
Belgique, Anvers, Erfgoedbibliotheek Hendrik – cote : K 87462.
Ici, Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum, RP-P-OB-79.197.

© Rijksmuseum

Lettre
1. Au-dessus du trait carré supérieur de l’image
2 Deel. 33
2. Sous le trait carré inférieur de l’image
Carnificina Martyrum Gorcomiensium

Image
L’image est structurée selon une diagonale. Dans la partie gauche, des religieux pendent aux poutres d’une grange largement ouverte, tandis qu’une potence avec le crucifix de l’église du village se dresse à l’extérieur. Sur le devant et la partie droite de l’image, des religieux avancent en une procession macabre si l’on tient compte du fait qu’ils sont poussés à coups de gourdins par des soldats armés d’épées et qu’ils se dirigent vers une potence. En arrière-plan se dresse une ville au pied de collines.

États
Un seul état : Belgique, Anvers, Erfgoedbibliotheek Hendrik – cote : K 87462 ; Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum, RP-P-OB-79197

Bibliographie
2012, TEPE, p. 13, fig. 5 p. 18

Commentaire
L’image, inspirée par celle que Richard Verstegan créa en 1587, est une image de synthèse (voir Œuvre en rapport). Cependant, l’artiste, pour s’adapter au format de l’ouvrage, a choisi un format vertical. La mise en scène témoigne en trois petites scènes des différentes étapes du martyre des religieux jusqu’à la pendaison dans la grange mais également, à la lettre C, du sacrilège commis sur le grand crucifix de l’église. La copie a ôté les lettres qui, dans l’ouvrage de R. Verstegan, renvoyaient aux récits dans le texte. La petitesse des personnages ne permet pas d’identifier clairement Jean de Cologne. L’image est aussi idéalisée, puisque les religieux de droite progressent en lisant leurs livres de prière, ce qui paraît invraisemblable au regard du récit des martyres.

Œuvre en rapport

[Les Martyrs de Gorcum]
Richard VERSTEGAN (vers 1550-1640), graveur
S. d. [1587]
Burin
C. de pl. : 9,8 x 13,5 cm

 

 

Planche pour Richard VERSTEGAN (vers 1550-1640), Theatre des Cruautez des Herectiques de nostre temps. Traduit du Latin en François, En Anvers, Chez Adrien Hubert, 1588, p. 59.
France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : RES-H-711.

© Bibliothèque nationale de France

Lettre
Dans l’image, lettres de renvoi au texte
A [sous la potence, au centre des religieux en procession]
B [au pied du poteau central de la façade de la grange]
C [sous le crucifix suspendu]

Image
L’image est structurée selon une diagonale. Dans la partie droite, des religieux pendent aux poutres d’une grange largement ouverte, tandis qu’une potence avec le crucifix de l’église du village se dresse à l’extérieur. Sur le devant et la partie gauche de l’image, des religieux avancent en une procession macabre si l’on tient compte du fait qu’ils sont poussés à coups de gourdins par des soldats armés d’épées et qu’ils se dirigent vers une potence. En arrière-plan se dresse une ville au pied de collines.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : RES-H-711

Bibliographie
1995, LESTRINGANT ; 2012, TEPE, p. 13, fig. 3 p. 16

Commentaire
La première édition de l’ouvrage parut en latin à Anvers chez Adrien Hubert en 1587. Elle comportait déjà toutes les planches de la présente édition. Ces planches furent encore utilisées dans les éditions suivantes, notamment celle en latin de 1604 et celle en français de 1607, consultées dans le cadre de cette étude. Ces deux éditions portent un privilège de six ans en date de 1604. Il n’est pas exclu que les planches aient été retouchées. La comparaison photographique n’a pas permis de trancher.