A quel saint se vouer ? (7)

Pour Frère François Daguet.

Pourquoi sainte Catherine de Sienne est-elle si peu mise en valeur et vénérée de nos jours en France ?

Plusieurs réponses peuvent être esquissées et nous ne proposerons ici qu’une piste de réflexion.

Les écrits de Catherine de Sienne, Docteur de l’Église, et ses biographies empruntent, pour traduire des vérités dérangeantes, un langage et un vocabulaire devenus incompréhensibles.
En outre, la vie de Catherine surabonde de faits extraordinaires que le lecteur contemporain a du mal à appréhender et à analyser : stigmatisation, échange de cœurs avec le Christ (voir estampe ci-contre), noces mystiques, communion miraculeuse, etc.

 

Pourtant, l’existence de Catherine et son message sont en réalité d’une étonnante simplicité et d’une grande limpidité. Catherine est entièrement saisie et polarisée par le Christ venu sauver les hommes. Pour Catherine, ce n’est pas une notion théologique lointaine ; le Christ en son humanité a versé son sang pour le salut et c’est de son côté transpercé qu’est née son unique épouse, l’Église.

 

 

 

 

 

Catherine est épouse du Christ parce qu’elle est fille de cette Église pour qui le Christ a tout donné.
Mais ne se substituant pas à l’Église resplendissante, Catherine, consciente du prix de salut, préférait en porter dans sa chair les marques et être couronnée d’épines, par communion au prix payé par le Christ.

 

 

 

 

 

 

C’est pourquoi, c’est dans le sang du Christ que Catherine rédige ses lettres, interpelle et invite chacun à prendre la mesure de la folie du don de Dieu. Pour dire l’Amour du Christ, rien n’est plus éloquent  à ses yeux que le signe du sang versé.

 

 

 

 

 

 

Car seul le sang du Christ lave du péché.
Le propos n’est pas plaisant. Qui voudrait faire dépendre sa vie du sang versé par un Dieu fait homme ?
Mais c’est le rôle de l’Église de rappeler aux hommes le rachat par le sang.
Et Catherine, fille de l’Église, n’a de cesse de le faire savoir.

 

 

 

 

 

En Église, avec l’Église, Catherine tient haut l’Amour du Christ, lumière pour un monde déchiré et blessé. Le regard rivé sur le Christ crucifié, elle oriente chacun vers l’Amour vainqueur ; personne ne saurait faire l’économie de la contemplation du Christ en croix.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mieux, Catherine invite à établir sa demeure dans le cœur du Christ, dans ce cœur blessé d’Amour. C’est là que l’Église y est établie reine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le langage de Catherine est puissant parce que fort est l’Amour, fort comme la mort, plus fort que la mort. Ce langage est celui-là même de la Foi, transmis par les Écritures, les apôtres, les saints, les théologiens, les mystiques, les ascétiques, les chrétiens, hommes et femmes. Il n’est pas d’autre langage.
Voilà pourquoi Catherine de Sienne est Docteur de l’Église.

 

 

 

Consumée d’amour par cette consommation d’Amour, Catherine use de ce langage aussi éblouissant que la Foi elle-même.
Saisie par cette vérité purifiante, elle n’a d’autre désir que le Christ lui-même et d’entraîner les hommes au Christ.
Dans une folle liberté, elle se donne totalement au Christ et à son Épouse, l’Église.
Dans une folle liberté, le Christ se donne à elle, la faisant épouse.
Dans l’intimité, leur désir est un : le salut des hommes. Et si seul le Christ accorde le salut, Catherine se jette dans l’action comme dans la prière, avec la même intensité pour que ce salut touche le cœur de tous, puissants ou simples pécheurs. L’Esprit lui donne cette audace de commencer ses lettres par ces mots coruscants : « Je vous écris dans son précieux sang« .

Il n’est pas trop, une fois par an, au jour de sa fête, le 29 avril, de redécouvrir l’incandescence du message de Catherine de Sienne.
Pour vous y aider, n’hésitez pas à écouter la présentation qu’en donnèrent Christiane Rancé, François Daguet et Régis Burnet, ici.

Estampes, de haut en bas
1. Cornelis Galle (1576-1650), graveur ; Philips Galle (1537-1612), éditeur, L’échange des cœurs entre le Christ et sainte Catherine de Sienne, 1603. Burin, 15 x 9 cm. Rijksmuseum, RP-P-OB-5985.
2. Michael Snijders (1586-1672), éditeur, La naissance de l’Église-Épouse par la Passion du Christ, s. d. Burin, 13,2 x 7,8 cm. Rijksmuseum, RP-P-1904-1232.
3. Cornelis II Galle (1642-1678/1679), Le Christ et l’Église, s. d. Burin, dimensions non renseignées, Stedelijk Museum Breda.
4. Ex. sur parchemin enluminé. Museum Catharijneconvent.
5. Dirck Volckertsz. Coornhert (1522-1590), graveur, Allégorie du baptême, 1557-1561. Eau-forte et burin, 38 x 25,4 cm. Rijksmuseum, RP-P-BI-6538A.
6. Jan Luyken (1649-1712), graveur ; Gijsbert De Groot (?-?), éditeur, La Foi de l’Église guidant vers le Christ en Croix, 1691. Eau-forte, 11,5 x 6,2 cm. Rijksmuseum, RP-P-1896-A-19368-859.
7. Hieronymus II Wierix (1553-1619), La montée de l’âme dans le cœur du Crucifié, s. d. Burin, 8,9 x 6,1 cm. Rijksmuseum, RP-P-OB-66.895.
8. Hieronymus II Wierix (1553-1619), Saint François d’Assise en prière devant le Crucifié, s. d. Burin, 10,1 x 7,2 cm. Rijksmuseum, RP-P-1898-A-19844.
9. Schelte Adamsz Bolswert Bolswert (vers 1586-1659), graveur, Sainte Catherine de Sienne aux pieds du Christ en croix, s. d. Burin, 13 x 8,9 cm. Rijksmuseum, RP-P-1886-A-11226.

Se confiner en Éden (7)

Pour Françoise Caclin.
Pour Coralie Machabert.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Se confiner durant le Carême, soit.
Retourner son cœur, questionner sa vie, interroger sa foi.
Compatir à la souffrance du Christ et à la douleur des hommes.

Mais au temps pascal, lorsque la joie du Ressuscité éclate, que roucoulent les oiseaux et que se coursent les lapins, l’étirement de ce temps de claustration se fait vite insupportable.

Les lectures se muent en soupirs : de la couleur, s’il vous plaît ! De la nature et un peu de gaieté !
Dans le confinement choisi de leur monastère, des nonnes dominicaines de la seconde moitié du XVe siècle vibrèrent à ce même appel.
En bénéficièrent les deux saints dominicains fêtés alors les 29 et 30 avril : Pierre de Vérone et Catherine de Sienne (canonisée en 1461). Et comme la fête du 1er mai n’existait pas, c’est à eux qu’elles dédièrent les clochettes du muguet.
À défaut d’en cueillir un brin, les citadins sans jardin y trouveront peut-être du charme…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’histoire de l’antiphonaire (182 fol. ; 50 x 35 cm), créé dans le « Haut Rhin », en Alsace ou en Allemagne du Sud-Ouest, est lacunaire. En 1843, le collectionneur lyonnais Didier Petit de Meurville (auteur d’un portrait dessiné de Lacordaire) s’en dessaisit lors d’une vente publique à Paris. Le manuscrit intégra la bibliothèque du Chapitre de la cathédrale Saint-Jean de Lyon, avant de passer dans la Bibliothèque municipale en 1905.
Sous la cote Ms 5130, il ravit toujours les yeux.

A quel saint se vouer ? (6)

Pour Soeur Marinette Ouensanga
Pour tous les Frères et Soeurs laïcs de l’Ordre des Prêcheurs

En ce temps de confinement, nombre de chrétiens sont déconcertés de ne pas avoir pu participer aux offices de la Semaine Sainte et à la Vigile pascale. Les célébrations de la Passion et de la Résurrection du Christ sont le sommet de l’année liturgique car la mort et la résurrection de Jésus sont le fondement de la foi chrétienne.
Le confinement ne durera pas et les catholiques pourront prochainement retourner à la messe. Or, en chaque messe est fait mémoire de la mort et de la Résurrection du Christ. Ce mémorial réactualise son sacrifice. Sans l’ampleur des célébrations annuelles de la Semaine Sainte, chaque messe célèbre le Mystère pascal et permet d’y participer.

François Mazot, graveur, éditeur et marchand d’estampes à Paris, le savait comme il savait aussi que la dévotion chrétienne s’exprime parallèlement à travers d’autres pratiques. En 1651, il décida d’offrir au marquis de Chasteau-neuf (Charles de l’Aubepisne, 1580-1653) un ouvrage étonnant :

Le Tableav de la Croix representé dans les ceremonies de la Ste messe ensemble le tresor de la deuotion aux soufrances de Nre S. I. C. le tout enrichi de belles figures, a Paris, Chez F. Mazot, ruë St Denis pres St Sauueur. 1651.

La première et principale partie est constituée de 70 planches (2 x 35) gravées en taille-douce, présentant, en vis-à-vis et alternativement, les différents moments de la messe et des oraisons aux saints.
Or, la planche n° 21, celle de l’élévation de l’hostie lors de la consécration, est associée aux figures de saint Dominique et de saint François d’Assise dont la planche porte le même numéro.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si l’association des deux saints en une même planche est courante, il est impossible de discourir sur leur présentation en lien avec l’élévation. La succession des saints dans l’ouvrage suit un ordre traditionnel de présentation : Pierre et Paul, les apôtres et les évangélistes, les martyrs et les Pères de l’Église, les grands saints du Moyen Âge et les fondateurs d’Ordres, quelques autres saints et la longue cohorte des saintes. C’est sans doute involontairement que saint Dominique et saint François se trouvent en rapport avec l’élévation de l’hostie par le prêtre, scène surmontée du rappel de l’élévation de la Croix. L’oraison principale est bien destinée à l’union du croyant au Christ élevé en croix, tandis que les oraisons propres à chacun des deux saints sont plus communes.
Quoi qu’il en soit, l’ouvrage, dont la seconde partie comporte différentes séries de litanies, propose au croyant d’associer étroitement sa participation aux saints mystères et la dévotion aux saints les plus remarquables, ce que François Mazot reconnaissait dans son épître dédicatoire comme étant le plus utile au grand public, pour la Gloire de Dieu :

« Monseigneur

Je ne dois pas craindre que ce Liure ne trouue vostre approbation, puisque c’est un recueil de Meditations deuotes sur les Mysteres de la Passion applicquées au Saint Sacrifice de la Messe, ensemble des Oraisons addressées aux Saints et aux Saintes que l’Eglise inuoque dans les Litanies. Elles sont accompagnées de leurs Images en taille douce, lesquelles ayant à parestre au Jour, pour la plus grande Gloire de Dieu, et pour l’Vtilité du public. Comme ce sont, Monseigneur, les deux choses sue Vous cherissez le plus ; aussi me font elles croire que cet Ouvrage ne sçauroit auoir vne meilleure Protection que celle de Vostre Grandeur. Receuez le donc, s’il vous plaist, Monseigneu, pour vne marque de mes Respects, et du Devoir qui m’oblige d’estre

Monseigneur

De vostre Grandeur

Le tres humble, et tres
obeissant Seruiteur
F. Mazot »

Le confinement va encore durer…
…et l’ouvrage de François Mazot pourrait lui aussi devenir un « kit » pour s’associer au mystère pascal de l’Eucharistie, dans la communion de tous les saints, baptisés de la terre et saints du ciel.
Les fleurs et les insectes parsemant le sanctoral introduiront un peu de printemps dans les intérieurs et, pour quelques férus, l’occasion d’herboriser ou d’entomologiser en images.

Clichés présentés
Édition de 1652 (Bibliothèque nationale de France, département Arsenal, RESERVE 8-NF-4017).
© Gallica/BnF

Seules quatre planches sont signées.
Le titre illustré et la première planche des litanies des saints sont de Jean Collin.
Le portrait du dédicataire est de Guillaume de Gheyn (1610-?), graveur d’origine anversoise.
Les litanies du Nom de Jésus sont de J. Durant.

Se confiner en Éden (6)

Pour Frère Philippe Jaillot
Pour Frère Olivier de Saint-Martin

La Grande Semaine commence et les dominicains de Toulouse proposent sur leurs réseaux sociaux un « kit » afin de bien vivre la Semaine Sainte à domicile, en famille ou seul, sans aucune célébration liturgique si ce n’est celles suivies à travers les médias.

Les « kits » spirituels didactiques existent depuis longtemps.
En général, leur utilisation ne requiert ni matériel inabordable, ni pratique irréalisable.
Mais un cœur disponible est requis. Et une main ouverte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De fait, les jésuites indiquèrent de regarder sa propre main pour faire son examen de conscience.
La proposition est toujours valable : elle n’est pas un lavage frénétique en 30 s pour éliminer les virus, mais un examen particulier en cinq étapes comme la main compte cinq doigts, pour éliminer les virus spirituels.

Or, pour éliminer un virus, dit saint Ignace, il faut commencer par rendre grâce pour tous les bienfaits reçus de Dieu.
Sans doute n’est-ce pas l’attitude première quand la peur de l’épidémie prend le dessus, quand la fatigue l’emporte et que la quiétude à venir paraît lointaine.
Et pourtant, la Grande Semaine va le redire : le Christ a traversé la mort et est ressuscité pour que, quoi qu’il arrive, nous ayons sa Vie, que nous soyons des vivants en Dieu. En rendre grâce et en faire son roc.
Rendre grâce a aussi cette vertu de nous détourner de nous-mêmes, de nos problèmes, petits ou grands, bénins ou graves, pour nous tourner vers Dieu.
Et ce décentrement pour mieux se recentrer sur Dieu remet à sa juste place les différents éléments de la vie quotidienne, du lever au coucher du soleil de nos vies.
Et si, comme le dit le verset du psaume 118 inscrit sur la paume, à tout instant l’homme expose sa vie à Dieu dans le souvenir de sa loi, l’examen se conclut non sur l’engagement à la réparation mais sur une remise ultime de soi à Dieu, en un Notre Père qui le loue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Oui, mais c’est un « kit » jésuite, direz-vous.
Certes. Cependant la page de titre de l’exemplaire ici présenté montre, grâce à son estampille, qu’il fut le bien de la communauté des dominicains de Gand.
Et le bien spirituel d’Un Ordre est le bien de toute l’Église, Corps du Christ.
Il ne peut qu’être recommandé de ne pas s’en laver les mains mais d’en bénéficier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Se confiner en Éden (5)

Pour Frère Edouard Divry
Pour Frère Jean-Michel Potin

Le confinement a du bon.
Il invite à redécouvrir les trésors entassés et oubliés, notamment les fonds de livres.
Or, régulièrement, les chercheurs rêvent de reconstituer ce que furent les bibliothèques conventuelles d’Ancien Régime, soit juste avant la Révolution, soit à la période médiévale.

Quand ils ont subsisté, les catalogues des religieux bibliothécaires sont bien pratiques.
Pour la bibliothèque des Jacobins de Toulouse, il est possible de consulter le catalogue de 1683 établi par le Père Laqueille. Le registre donne ainsi un aperçu de la composition de la bibliothèque au XVIIe siècle. Cependant, les informations y sont parfois assez vagues. Par exemple, pour un ouvrage qui a connu de nombreuses éditions, il est impossible de savoir laquelle figurait sur les étagères.

 

 

Néanmoins, la première étape va consister à rechercher dans le fonds de la bibliothèque les ouvrages susceptibles de correspondre à cette liste et de voir s’ils portent une trace d’appartenance.

© Émilie Nadal

 

Ainsi, Émilie Nadal a recensé tous les ouvrages de la Bibliothèque municipale de Toulouse portant le même type d’étiquette utilisé par le couvent des Jacobins.

La marque d’appartenance peut également être une mention manuscrite portée en tête d’ouvrage, en latin ou en français.

© BM Lyon

Parfois, la marque est personnelle indiquant qu’un livre n’était pas en bibliothèque mais à l’usage de tel ou tel religieux. Ainsi en fut-il de l’Année dominicaine de Bernard de Vienne attribuée au Frère Antoine au  XVIIIe siècle.

© Émilie Nadal

Il en était déjà de même au XVIe siècle comme en témoigne cette inscription du Frère Alexandre Sarrazin du couvent de Lyon, mort en 1571 à Villefranche en Beaujolais (aujourd’hui Villefranche-sur-Saône), sur un ouvrage imprimé en 1508.

© BM Lyon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les ex-libris gravés deviennent plus fréquents, qu’ils soient ceux des communautés ou ceux des religieux, notamment des bibliothécaires qui contribuèrent à l’enrichissement du fonds commun sans s’oublier.

Ex-libris du couvent des dominicains d’Augsbourg, XVIIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ex-libris du couvent des dominicains de Grenoble, XVIIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ex-libris du couvent des dominicains de Lyon, XVIIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ex-libris du couvent des dominicains de Eichstätt, 1742.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ex-libris du couvent des dominicains de Bozen, XVIIIe siècle.
Cette fois-ci, la communauté a décidé de faire représenter la titulature du couvent : le Très Saint Nom de Jésus, qui est aussi la première dévotion développée officiellement dans l’Ordre.

© BM Chalon-sur-Saône

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ex-libris du couvent des dominicains de Chambéry, XVIIIe siècle.
L’avertissement emprunté à la première lettre aux Corinthiens est sévère : les Frères auront beau avoir toute la science, s’il leur manque l’Amour, ils ne sont rien.
Néanmoins le confinement en bibliothèque a l’air, sur cette vignette, d’être fort agréable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ex-libris de Frère Jean Odon de Thesut (1694-1771) du couvent de Dijon, XVIIIe siècle. Ses livres vinrent enrichirent un fonds de plus de 7 000 volumes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ex-libris de Frère Jacques Renaud (?-1758) du couvent de Lyon , XVIIIe siècle.
Frère Jacques fut procureur du couvent de Lyon. C’est à sa mort que le couvent récupéra ses ouvrages personnels.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces ex-libris (qui portent rarement le nom de leur créateur) sont prisés des collectionneurs, il n’est pas rare de les retrouver en vente, extraits de leurs livres d’origine, hélas !
De même, il est fréquent de voir passer des ouvrages portant encore la marque de propriété des couvents.

Preuve, s’il en était besoin, que reconstituer virtuellement une bibliothèque perdue n’est pas une mince affaire et qu’il y faudrait des années de recherches avec la certitude de ne jamais aboutir à un résultat pleinement satisfaisant.

Si durant votre confinement, vous voyez passer des ouvrages dominicains avec leurs marques anciennes, merci de nous les signaler.

À suivre…