Images sur les murs

Images sur les Murs.
De Bessans à Pont-Aven

Une exposition à ne pas manquer !

Des images, anciennes ou plus récentes, presque tout est étudié : leur production, leur matière, le format, leur iconographie, les couleurs…
Presque tout… mais rarement leurs usages, tant les informations manquent – surtout quand elles sont anciennes – sur leur utilisation et leur conservation.

Or, la découverte exceptionnelle, de soixante images du XVIIe au XIXe siècle sur les cloisons d’une maison à Bessans en Savoie a relancé l’intérêt.

L’exposition ne présente pas uniquement ces cloisons. Elle questionne les goûts et les besoins, le rôle décoratif et la valeur apotropaïque des images au sein des demeures.

Un questionnement similaire a guidé la recherche sur les estampes dominicaines : où étaient-elles accrochées dans les couvents, les cellules ? Comment étaient-elles tirées au sort ou offertes ? Qu’en faisaient les Frères et les Sœurs ?
Les pratiques conventuelles et celles familiales peuvent-elles être comparées ?

Recension du catalogue dans la rubrique À découvrir – Livres

Lien vers le Musée de l’image à Épinal : ici

Exposition jusqu’au 29 septembre 2019.

Musée de l’Image – Ville d’Épinal
42 quai de Dogneville
88000 Épinal

Public : Tout public.

Martin Schongauer, orfèvre des estampes

Pantxika Béguerie-De Paepe ; Magali Haas
Martin Schongauer
Paris ; Colmar, RMN-Grand Palais ; Musée d’Unterlinden, 2018
Prix : 19 euros (2019)

Colmar peut à juste titre s’enorgueillir de compter parmi ses plus célèbres compatriotes Martin Schongauer (vers 1450-1491).

Ses doigts ont ciselé, au burin comme au pinceau, les œuvres les plus précieuses qui soient.

De petit format, avec une mise en page aérée laissant une large place aux illustrations, la monographie de Pantxika Bégurie-De Paepe et Magali Haas permet de suivre avec intérêt la double carrière de graveur et de peintre de celui qui acquit le goût de la précision dans l’atelier d’orfèvrerie de son père.
Et c’est bien cette formation qui lui valut de manier avec dextérité le dessin pour s’attacher à la formation des plis des vêtements aussi bien qu’aux entrelacs des décors, d’accrocher les ombres et les lumières.

C’est avec un égal bonheur que le lecteur peut scruter les estampes, suivre des yeux les lignes, se délecter de la délicatesse des modelés, et s’étonner de la profondeur de la palette des panneaux peints.

Parmi l’œuvre peint, le lecteur dominicain redécouvrira le Retable des dominicains (p. 80-89) avec sa célèbre Chasse mystique, thème cher à l’Ordre des Prêcheurs dans l’espace germanique au XVe siècle.

À parcourir le livre, les frémissements ne manquent pas. Ils sont soupir et désir : aller admirer les œuvres à Colmar…