Dominique de Saint-Thomas


DOMINIQUE OTTOMAN (ANVERS, 1646)

Hosmanvs Imperator Ibrahim Filivs
Theodoor I VAN MERLEN (1604-1659), graveur
1646
Burin
Feuille : 32,3 x 59,1 cm
Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum, RP-P-1885-A-9362.

© Rijksmuseum

Lettre
1. Sur le parchemin central
HOSMANVS IMPERATOR / IBRAHIM FILIVS. / Portray au naturel du fils de l’Empereur Turc / Ibrahim et de la Sultane sa mere prise en ce combat / naual par les Galeres et mené a Malthe ou il est a present. / LE / SVBIET DE LA GVERRE DV TVRC.
2. Dans le cartouche, en bas, au centre
Aporté de Malthe au / Sr de Beaulieu Ingenieur / du Roy et graué par le com- / mandement de sa Maiesté. / 1646.
3. Dans la bordure intérieure, en bas, à gauche
Teodore Ioan van Merlen fecit.
4. Devise au-dessus du croissant, en bas, à droite
Donec totum impleat orbem

Image
Deux images semblent avoir été juxtaposées sur l’estampe, un large parchemin partiellement rempli séparant les deux. Une bordure à feuillage et à deux cartouches encadre l’ensemble. Dans la partie gauche, la mère d’Osman se tient debout près d’une table. Sa traîne est portée par un jeune serviteur et, en arrière-plan, deux suivantes discutent. Dans la partie droite, Osman se tient également debout près d’une table. Richement vêtu à la turque, il est mis en valeur par une draperie à pompon placée dans le coin supérieur droit et par un arrière-plan paysager (montagne) dont il est séparé par une balustrade. La nappe de la table est ornée du croissant turc serti de pierres précieuses et d’une devise.

Armoiries
Sur le devant de la nappe, à gauche de l’image, croissant turc enserrant un cercle figurant la planète Jupiter

États
Un seul état : Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum, RP-P-1885-A-9362.

Commentaire
La partie vierge du parchemin pose question et laisse supposer que l’estampe reçut une impression de texte à Paris ou bien qu’elle ne fut jamais achevée.
Le dessin transmis au graveur n’est pas connu. Il est de ce fait difficile de dire, si c’est un dessin en circulation ou cette estampe qui fut utilisé pour composer, en 1670, le frontispice de la biographie rédigée par Jacques Jant et imprimée à Paris [voir page suivante].