Agnès de Langeac

AGNÈS DE JÉSUS (PARIS, ?)

B. Soror Agnes de Jesu
Attribué à Jean EDELINCK (vers 1643-1680), graveur
s. d.
Burin
C. de pl. : 19,3 x 13,2 cm
France, Paris, Bibliothèque nationale de France, N-2 (Agnès de Jésus, la Mère), D 069993.

© Bibliothèque nationale de France

Lettre
Sous le portrait
B. soror Agnes de Jesu miraculis per sanctitatem Illustris in vita sua / fuit, Divinâ Illustratione Cherabim, Seraphim ardore, puritate / Angelus, Martyr constantiâ, Zelo Apostolus, Propheta predictione. / Decessit sanctitate famosa in monasterio de Langeac in Aluerniâ / annos nata 32. / 19 octobris anni 1634.

Image
La religieuse présentée en ¾, de face, la tête légèrement tournée vers la droite, occupe la partie gauche de l’image. Elle est vêtue d’un habit blanc et d’une chape noire largement ouverte sur l’habit. Un rosaire ou chapelet, sans doute accroché à la ceinture, apparaît ainsi sur la droite. Son visage est enserré par une guimpe et un bandeau blancs. Le sous-voile blanc et le voile noir retombent souplement. Des larmes roulent sur son visage, fruit de sa méditation du Christ en croix tenu dans la main gauche, corps tourné vers elle. La religieuse tient la main droite délicatement apposée sur sa poitrine. À sa gauche, donc à droite de l’image, un ange, qui parvient presque à la hauteur des épaules de la vénérable Mère, présente dans un linge les insignes de la Passion : clous, couronne d’épines, dés, marteau, tenaille, lance et éponge.
Le fond est constitué sur la droite d’un ciel nuageux traversé d’un large rayon solaire tandis que la partie gauche évoque une draperie en tailles quadrillées.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France, N-2 (Agnès de Jésus, la Mère), D 069993

Bibliographie
1976, SIMARD, p. 136, fig. 48

Commentaire
L’absence de datation et de signature rend difficile l’examen des conditions de commande et d’exécution de l’œuvre.
L’attribution à Jean Edelinck ne relève que d’une inscription portée au crayon sous l’image, sur le support d’encollement. L’IFF ne mentionne pas l’œuvre.
L’état n’est sans doute pas achevé si l’on en juge par le pouce droit de la religieuse et le Christ du crucifix.

L’estampe est à mettre en rapport, d’une part avec celle attribuée à François de Poilly [voir page suivante], d’autre part avec le frontispice de la Vie de Mère Agnès éditée en 1665 et en 1666 [voir page 4].
L’estampe n’a pas été repérée en tant que frontispice d’ouvrages. Est-ce le signe qu’elle fut gravée pour une diffusion dévotionnelle de l’image de Mère Agnès ? Le changement de la lettre dans les frontispices précités, notamment la suppression de la qualification de B[eata], répondit-il à une volonté de conformité aux prescriptions de non cultu ?