Raymond de Peñafort


RAYMOND DE PEÑAFORT (ANVERS/PARIS, À PARTIR DE 1601)

S. Raymvndvs Ordinis Prædicato[rum]
Jacob de WEERT (1569-après 1605), graveur
S. d. [à partir de 1601]
Burin
C. de pl. : 8,6 x 6,2 cm
France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd2 Fol. (Raymond de Peñafort, saint), H 180710.

© Claire Rousseau

 

 

 

Lettre
1. Dans la bordure de l’ovale encadrant l’image
.S. RAYMYNDVS ORDINIS PRÆDICATO:
2. Sous le personnage
I. de Weert f

Image
À l’intérieur d’un ovale, Raymond de Peñafort est présenté de trois quarts vers la gauche. Le religieux, auréolé de rayons, est vêtu de l’habit de son Ordre, un rosaire à la ceinture. Il tient dans la main gauche deux clefs, symboles de sa fonction de pénitencier, et avec le bras il retient un livre fermé contre lui. Saint Raymond est agenouillé sur sa chape, relevée devant lui à l’aide d’un bâton pour servir de voile. La chape lui permet d’effectuer miraculeusement une traversée de flots sur lesquels navigue un petit navire. L’arrière-plan est un paysage côtier avec une montagne à gauche et une ville à droite. Sur le rivage un personnage semble témoin de la scène. À l’extérieur de la bordure plate, les écoinçons sont ornés de végétaux.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd2 Fol. (Raymond de Peñafort, saint), H 180710

Commentaire
L’hésitation sur le lieu de réalisation de l’estampe tient compte du fait que l’anversois Jacob de Weert fut actif à Paris de 1597 à 1605, où il fut édité notamment par Thomas de Leu et Jean IV Leclerc. Sa trace se perd ensuite.
La composition de la présente planche (ovale à large bande, écoinçons fleuris) est similaire à celles de la série des apôtres éditée à Anvers par Jean IV Leclerc[1].
Raymond de Peñafort fut canonisé en 1601 et l’on peut imaginer que l’estampe fut incisée dans ce contexte, d’autant que le « S » de la lettre le désigne comme saint et non comme simple bienheureux.

[1] Royaume-Uni, Londres, British Museum, 1986,0621.82-87 (six planches de la série)