Marguerite de Savoie


MARGUERITE DE SAVOIE (PARIS, 1710)

Ste Marguerite de Sauoye
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ / Famille LANDRY, éditeur
S. d. [1710]
Burin
C. de pl. : 11 x 6,9 cm

 

 

 

 

 

 

Planche pour François MESPOLIÉ (1657-1727), Les veritables Pratiques de Pieté Pour honorer Jesus-Christ, & sa Sainte Mere, & pour sanctifier les hommes, contenues dans le Rosaire. Et dediées a Madame la Duchesse de Bourgogne. Par le Pere Mespolié de l’Ordre des FF. Précheurs, A Paris, Chez Edme Couterot, ruë S. Jacques, au Bon Pasteur, 1710.
France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : D-19112.

© Claire Rousseau

Lettre
Sous le trait carré de l’image
Ste Marguerite de Sauoye / de l’ord. de St Dominique sanctifiée par / les pratiques du St Rosaire

Image
Sur la gauche de l’image Marguerite de Savoie, est agenouillée sur un dallage, les mains en apposition sur la poitrine. Elle contemple le Christ qui lui apparaît debout sur une nuée, porteur de trois lances.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : D-19112

Commentaire
Le modèle de la planche fut peut-être créé en 1635 par Grégoire Huret (1606-1670) pour illustrer un ouvrage de Jean Giffre de Rechac sur les bienheureuses et saintes de l’Ordre des Prêcheurs [voir page 2].
Ici, la composition a été simplifiée, ôtant les deux anges qui guidaient Marguerite de Savoie.
L’insertion de la planche dans un ouvrage dédié à la dévotion du Rosaire s’explique par du fait que la dédicataire, la duchesse de Bourgogne, Marie-Adéalaïde (1685-1712), était de la Maison de Savoie.

L’image est identique à celle issue de l’atelier de la famille Landry et utilisée pour illustrer l’Année dominicaine.
L’ouvrage comporte également un frontispice produit par l’atelier de Pierre Landry, frontispice déjà utilisé pour l’édition de 1703 de l’ouvrage.
Il semble donc vraisemblable que François Mespolié ait fait puiser dans le fonds déjà bien connu des images de la famille Landry .
Après la mort de la duchesse, l’édition de 1715 fut dédiée au jeune Louis XV. Elle comporta alors un nouveau frontispice à thème dominicain, signé Jacques Lalouette, et un portrait du jeune roi gravé par l’un des frères Scotin [Cat. 1056].