Marguerite de Savoie


MARGUERITE DE SAVOIE (PARIS, 1674)

La tres Sainte et tres Illustre Princesse Marguerite de Sauoye
Jacques CUNDIER (1645-1725), graveur
S. d. [1674]
Burin
C. de pl. : 12,4 x 7,7 cm

 

 

 

 

 

 

Frontispice pour Guillaume RAYNAUD (?-1704), La Vie de la Bien-hevrevse Margverite de Savoye, svrnommée la Grande, Religieuse de l’Ordre de S. Dominique : Divisée en III. Livres Contenans les Exemples memorables de sa Pieté dans le Mariage, dans le Veuvage, & dans la Religion. Où sont inserèes les Instructions propres à ces trois Estats. Par le R. P. F. Gvillaume Raynaud, Docteur en Theologie de l’Ordre des Prêcheurs, & Prieur du Convent d’Aix en Provence, A Paris, Chez André Cramoisy, ruë de la vieille Bouclerie, proche le Pont Saint Michel, au Sacrifice d’Abraham, 1674.
France, Lyon, Bibliothèque municipale – cote : 325240.

© Claire Rousseau

Lettre
1. Sur les manches des lances
CALVMNIE / PERCECVTION / MALADIE
2. Dans la marge inférieure
La tres Sainte et tres Illustre Princesse Marguerite de Sauoye / accepte les 3. Lances que I. C. luy presente J. Cundier sculp

Image
Sur la droite de l’image Marguerite de Savoie, est agenouillée sur un dallage, les mains en apposition sur la poitrine. Derrière elle, deux anges la guident dans la contemplation du Christ qui lui apparaît, porteur de trois lances. Chacune des lances porte le nom d’un type d’épreuve. Marguerite ne se résignant pas à en choisir une, elle laisse, sur le conseil des anges, le Christ désigner l’épreuve qui la frappera. Le récit indique que finalement les trois épreuves transperceront Marguerite. Trois couronnes précieuses sont renversées au sol et indiquent les renoncements de Marguerite aux ors et aux honneurs de ce monde.

État
Un seul état : France, Lyon, Bibliothèque municipale – cote : 325240 ; Paris, Bibliothèque du Saulchoir – cote : 441 E 21 [le frontispice et la dernière planche manquent]

Commentaire
Le modèle de la planche fut peut-être créé en 1635 par Grégoire Huret (1606-1670) pour illustrer un ouvrage de Jean Giffre de Rechac sur les bienheureuses et saintes de l’Ordre des Prêcheurs [voir page précédente ]. Jacques Cundier y a ajouté les trois couronnes posées au sol.
En outre, le graveur a composé trois autres planches pour agrémenter le récit du prieur du couvent d’Aix qui avait été sollicité pour prêcher à Paris. Ces planches sont présentées ci-après. Elles ont sensiblement les mêmes dimensions au coup de planche.
La dernière planche porte le nom de la dédicataire, prieure du monastère d’Aix.

Planche avant la page 1

Lettre
1. Partant de la bouche du dominicain en chaire
obsecro vos ut exhibeatis corpora vestra hostiam &c.
2. Dans la marge inférieure
La B. Marguerite Marquise de Montferrat est toucheé des paroles / qui sortent de la bouche de St Vincens ferrier J. Cundier excu[dit]

 

 

 

 

 

Planche entre les pages 98 et 99

Lettre
Dans la marge inférieure
La B. Marguerite refusa le Duc de milan en secondes / nopces, et entre dans le tiers ordre de St Dominique Cundier

 

 

 

 

 

 

 

Planche entre les pages 178 et 179

Lettre
1. Dans la marge inférieure, au-dessus d’un trait séparateur
La B. Marguerite est souuant esleüeé superieure du monastere / de Ste Magdeleine qu’elle auoit fonde a’ Albe en Piemont
2. Dans la marge inférieure, sous le trait séparateur
A LA TRES NOBLE ET, TRES RELIGIEVSE DAME ANGELIQVE DE PONTEVES DE / BAVDEN PRIEVRE DV MONASTERE ROYAL DE ST BARTHELEMY D’AIX. Cundier