Cloche, Antonin


ANTONIN CLOCHE (PARIS, 1686-1706)

F. Antoninus Cloche
Étienne GANTREL (1640-1706), graveur
D’après Carlo MARATTA (1625-1713), peintre
S. d. [1686-1706]
Burin
Épreuve rognée (coupée à l’intérieur de la cuvette) : 34,4 x 27,6 cm
France, Paris, Bibliothèque du Saulchoir, A41.

© Claire Rousseau

 

 

Lettre
1. En bas, à droite
E. Gantrel S.
2. Dans la bordure du portrait
F. ANTONINUS CLOCHE MAG. G[E]N[ER]ALIS TOTIUS ORDINIS FR[ATR]UM PRÆDICATORUM ELECTUS DIE PA JUNII 1686

Image
Le portrait d’Antonin Cloche (1628-1720) s’inscrit dans un ovale à large bordure plate. Le nouveau maître de l’Ordre des Prêcheurs est présenté en buste, de trois quarts vers la gauche, vêtu de l’habit. Dans le bas de l’ovale les armoiries du religieux complètent son portrait.

Armoiries
Armoiries d’Antonin Cloche : coupé à la chape de sable, à une étoile d’argent en chef, à un chien passant à senestre, la patte sur un monde croisé, tenant par la gueule une torche ardente à senestre ; issant une couronne ducale d’argent, un lys et une palme du même ; parti au 1 de gueules à la cloche d’argent, au 2 d’azur à un lion d’or

États
Premier état, celui décrit : France, Bibliothèque nationale de France, N2 Fol. (Cloche, Antonin), D 115542 ; Bibliothèque du Saulchoir, A41
Deuxième état : le cuivre fut racheté par Guillaume Vallet (vers 1634-1704). Sans doute, est-ce à ce moment qu’il reçut la mention de Carlo Maratta comme peintre et l’adresse de Guillaume Vallet. Mais est-ce aussi à cette occasion qu’il fut doté dans les écoinçons de médaillons armoriés ? Aucun exemplaire n’a été trouvé.
Troisième état : Le cuivre racheté par Guillaume Vallet reçut une ligne d’offrande. Les différences entre le premier et le troisième état étant importantes, le lecteur se reportera à la présentation de ce dernier ci-après.

Bibliographie
1869, CASTAING, p. 533 ; 1961, IFF, t. 4, p. 355, n° 60 ; 2014, LOSKOUTOFF, p. 86

Commentaire
S’il est impossible d’affirmer une date précise pour ce portrait, la mention de la date d’élection d’Antonin Cloche, le place plutôt vers 1686-1687.
Il est coutume de dire, en raison de la mention portée sur l’estampe éditée par Guillaume Vallet que ce portrait est la transcription de celui réalisé en peinture par Carlo Maratta. Sans nier la possible parenté, il convient de mentionner l’existence d’une estampe italienne du portrait avec, pour l’ovale et les armoiries, la même composition et le même texte inscrit (avec variantes typographique des « U/V » et des « Æ/E »). L’estampe est signée Nicolò Billy (?-?) et il est légitime de se demander si ce n’est pas elle qui servit de modèle à Étienne Gantrel. Voir France, Paris, Bibliothèque nationale de France, N2 Fol. (Cloche, Antonin), D 115540.