Cloche, Antonin


ANTONIN CLOCHE (AIX, 1688)

Reverendissimvs P. Antoninvs Cloche
Jacques I CUNDIER (1645-1725), graveur
D’après Carlo MARATTA (1625-1713), peintre
1688
Burin
Épreuve rognée (coupée à l’intérieur de la cuvette) : 40 x 31,6 cm
France, Paris, Bibliothèque du Saulchoir, A40.

© Claire Rousseau

 

 

Lettre
1. Sur le bord externe de l’ovale, en bas
J. Cundier Maior Sculpebat Aquensis
2. Dans la bordure du portrait
REVERENDISSIMVS P. ANTONINVS CLOCHE TOTIVS ORDINIS FF. PRÆDICATORVM LX. MAG. G[E]N[ER]ALIS ELECTVS DIE PA JUNII M.DC.LXXXVI.
3. De part et d’autre des armoiries
Offerebant addictissimi F. P. Gautier et F. lud. De Musino / phi[lsophi]æ alumni lectore P. F. Vinc. Laget Aquensi an. 1688.
4. Autour du médaillon, en haut à gauche
fulta triumphat
5. Autour du médaillon, en haut à droite
hic incita lilia crescunt
6. Autour du médaillon, en bas à gauche
degener est ortu qui non ferit aera (antu)
7. Autour du médaillon, en bas à droite
exiuit in omnem

Image
Le portrait d’Antonin Cloche (1628-1720) s’inscrit dans un ovale à large bordure plate. Le nouveau maître de l’Ordre des Prêcheurs est présenté en buste, de trois quarts vers la gauche, vêtu de l’habit. Dans le bas de l’ovale les armoiries du religieux complètent son portrait.

Armoiries
Armoiries d’Antonin Cloche : coupé à la chape de sable, à une étoile d’argent en chef, à un chien passant à senestre, la patte sur un monde croisé, tenant par la gueule une torche ardente à senestre ; issant une couronne ducale d’argent, un lys et une palme du même ; parti au 1 de gueules à la cloche d’argent, au 2 d’azur à un lion d’or

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France, N2 Fol. (Cloche, Antonin), D 115541 ; Bibliothèque du Saulchoir, A40

Bibliographie
1869, CASTAING, p. 532-533 ; 1954, IFF, t. 3, p. 229, n° 6

Commentaire
Le portrait est très clairement une commande de deux Frères, étudiants en philosophie pour remercier leur professeur. Le temps a fait défaut pour établir la biographie de chacun mais leurs noms ne sont pas inconnus, en particulier celui d’Honorat-Vincent Laget, professeur de théologie à Aix et éditeur en 1718 des œuvres de Raymond de Peñafort. Le père Laget vécut également au couvent de Saint-Maximin où il prit l’habit avant de revenir enseigner dans sa ville natale.
Il est cependant difficile d’affirmer que ce portrait servit à illustrer un placard de thèse.
Les devises armoriées qui cantonnent le portrait sont typiques de la production de la seconde moitié du XVIIe siècle.