Carafa, Maria


MARIA CARAFA (ROME ?, 1651-1652?)

[Vénérable Maria Carafa]
François de POILLY (1623-1693)
S. d. [1651-1652 ?]
Burin
C. de pl. : 42,8 x 32 cm
Autriche, Vienne, Albertina, HB155.1, fol. 130.

© Albertina

 

 

 

 

 

Lettre
Dans la marge inférieure
Vera effigies Venerabilis Mariæ Carafæ Virginis Pauli IV. P.M. Germanæ, Sanctimonialium D. Mariæ de Sapientia / sub strictiori D. Dominici Regula Fundatricis. Natalibus, solertia Sapientia præclære : Pietate, Humilitate, Patientia / præclarissimæ. Obijt octuagenaria maior III. Non. Januar M.D.L.II. cum ingenti opinione Sanctitatis, quam / comprobat eius Corpus, quod ad hæc suq. tempora in eodem asceterio Neapoli seruatur incorruptum.

Image
Le Christ ressuscité, bannière en main, apparaît à Maria Carafa agenouillée en bas à droite de l’image. Devant la religieuse sont posés au sol une branche de lys et un livre. La scène se déroule dans une église dont l’autel est visible sur le côté droit. Angelots et putti sont témoins de la scène.

États
Premier état : Autriche, Vienne, Albertina, HB155.1, fol. 130. Le visage et les mains de Maria Carafa ne sont pas encore gravés

Bibliographie
1994, LOTHE, p. 158-159, cat. 272

Commentaire
Dans ses notes (Mariette, notes manuscrites, t. VI, fol. 269 et 277), Mariette indique un second état achevé de l’estampe mais celui-ci n’a pas été vu dans le cadre de cette étude.
Faut-il dater l’estampe de 1652, année de l’introduction de la cause de la religieuse à Rome ? Ou comme le suggère les remarques suivantes de 1651 ? Dans les deux cas, il s’agirait d’une œuvre romaine de François de Poilly.
L’estampe illustre l’expérience mystique que vécut Maria Carafa, lors d’une fête de l’Ascension. Méditant sur le mystère, elle vit apparaître le Christ qui la bénit puis bénit également le monastère. La coutume se conserva dans le monastère de faire mémoire, chaque année, lors de la fête de l’Ascension, de cette double bénédiction. À cette occasion, à l’issue de l’office de None, célébré solennellement, la prieure bénissait toutes les sœurs.
Jean-Baptiste Feuillet dans le premier volume de l’Année dominicaine rapporte la coutume en précisant : « En memoire de cette grace extraordinaire, qu’on representa à Rome sur une image en l’année 1651. avec la permission de l’Ordinaire, tous les ans[1] […] ». Rien ne permet d’affirmer que l’estampe de François de Poilly soit celle évoquée par le dominicain mais l’hypothèse peut être émise.

[1] L’Année dominicaine ou les vies des Saints, des Bienheureux, des Martyrs, et des autres personnes Illustres ou Recommandables par leur pieté, de l’un & de l’autre Sexe, de l’Ordre des FF. Précheurs, Pour tous les jours de l’Année, avec un martyrologe, Recueillies Par le R.P. Jean Baptiste Feuillet, Religieux du mesme Ordre, de la Province de S. Louys, affilié au grand Convent de S. Jacques de l’étroite Observance à Paris, A Amiens, Chez Guislain Le Bel, Imprimeur & Libraire Ordinaire du Roy, proche le College des RR. PP. Jesuites, au Pilon d’or, Janvier, 1678, p. 116.