Arnu, Nicolas


NICOLAS ARNU (PADOUE, 1682)

R. P. M. Nicolavs Arnv
Martial DESBOIS (1630-1700), graveur
1682
Eau-forte et burin
C. de pl. 13 x 11 cm

 

 

 

 

 

 

Planche pour Charles PATIN (1633-1693), Lycevm Patavinvm Siue Icones et Vitæ Professorvm, Patavii, MDCLXXXII. Pvblice docentivm. Pars Prior, Theologos, Philosophos & Medicos complectens. Per Carolvm Patinvm, EQ. D. M. Doctorem medicvm parisiensem, Primarium Chirurgiæ Professorem, Patavii, Typis Petti Mariæ Frambotti, 1682, entre les pages 120 et 121.
France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : K-4256.
Ici, France, Paris, Bibliothèque du Saulchoir, B852.

© Claire Rousseau

Lettre
1. Dans la bordure de l’ovale
R. P. M. NICOLAVS ARNU, LOTH. ORD. PRÆD. METAPH. PROF.
2. Sur la table sous le portrait
MDesbois Gall. Ad Viuum f

Image
Dans un ovale à large bordure, le religieux est présenté en buste, de face, la tête légèrement vers la droite. Vêtu de l’habit de son Ordre, il porte le bonnet de docteur.
À l’intérieur de l’ovale, les tailles sont principalement croisées, à l’extérieur, elles sont horizontales, croisées pour l’ombre de la bordure, verticales et croisées pour le socle sur lequel repose l’ovale.
À cheval sur l’ovale et la tablette des armoiries sont figurées, sans doute celles de Nicolas Arnu.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : K-4256 ; Bibliothèque du Saulchoir, B852 et 46 C 182

Bibliographie
1839, ROBERT-DUMESNIL, t. 4, p. 211, n° 39 ; 1954, IFF, t. 3, p. 413-414, n° 20-63

Commentaire
Collectionneur impénitent d’ouvrages proscrits, Charles Patin fut contraint de s’exiler dès l’été 1667. Après avoir été reçu en plusieurs cours européennes, il fut nommé à l’université de Padoue le 19 septembre 1676. Six ans plus tard, il fit imprimer une sorte de prosographie du corps enseignant qui comptait alors quatre frères Prêcheurs : Adrien de Saint-Julien [Cat. 514], Jordanus Jordani [Cat. 624], Séraphin Piccinardi [Cat. 676] et Nicolas Arnu (1629-1692). Ce dernier fut renommé pour sa science philosophique et les nombreux ouvrages qu’il rédigea.
L’origine française de l’auteur explique sans doute pourquoi le français Martial Desbois fut sollicité pour la réalisation du portrait. L’artiste signa également celui d’Adrien de Saint-Julien et celui de Séraphin Piccinardi. Seul celui de Jordanus Jordani n’est pas signé et il est impossible de dire s’il en fut le graveur (ce qui est le cas, au total, pour vingt-quatre des trente-trois portraits) ou s’il en fut simplement le dessinateur comme pour le portrait de Domenico de Marchetti (1626-1688) gravé par un autre français Charles de La Haye (1641-?), ou encore ni l’un ni l’autre.