Ordre du Collier céleste


ROSAIRE / ORDRE DU COLLIER CÉLESTE

Collier de l’Ordre dit Collier celeste du St Rosaire
François II de POILLY (1666-1741), graveur
1715
Burin
Image au t. c. : 17 x 12,5 cm

 

 

 

 

 

 

Planche (p. 256, fig. II) pour Pierre HÉLYOT (1660-1716), Histoire des Ordres monastiques, religieux et militaires et des congrégations seculières de l’un & de l’autre sexe, qui ont esté establies jusqu’à présent…, Tome troisieme, A Paris, Chez Nicolas Gosselin, dans la Grand’Salle du Palais à l’Envie, 1715.
France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : 4-Z-LE SENNE-2744 (3).

© Claire Rousseau

Lettre
1. Dans le cadre de l’image, en haut, à droite
T. III. p. 256 / fig. II.
2. Sous le trait carré de l’image Nombre d’emplacements sur le revers de la croix
[Au centre] : Collier de l’Ordre dit Collier celeste du St / Rosaire.
[En dessous, à gauche] : 73.
[À la même hauteur, à droite] : de Poilly f.

Image
La planche présente le collier que devaient porter les jeunes filles de l’Ordre du Collier céleste. Sur le ruban, le graveur s’est appliqué à nuancer la couleur des roses qui devaient être alternativement blanches, rouges et de vermeil. Entre deux roses, un monogramme enlace habilement des A et des V, sans que l’on puisse distinguer les lettres, la barre horizontale du A joignant les obliques en des points d’intersections communs. Seul l’avers de la croix suspendue au ruban est présenté. La croix de Malte anglée de lys est à huit pointes boutonnées et de deux champs (or en pourtour et azur à l’intérieur). L’effigie de la médaille centrale est celle de la Vierge à l’Enfant.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : 4-Z-LE SENNE-2744 (3), p. 256

Commentaire
Sur les quinze planches concernant l’Ordre des Prêcheurs, quatorze sont signées de Poilly, sans plus de précision au sujet du membre de la famille, et une de Pierre Giffart (vers 1638-1723).
Dans l’introduction au premier tome de son ouvrage, Pierre Hélyot prend soin de dire qu’il n’a fait graver les planches que sur des modèles certains et non sur des descriptions écrites[1]. D’autre part, la liste des ouvrages qu’il dit avoir consultés comporte l’opuscule de François Arnoul[2]. Or, la représentation du collier diffère sensiblement des dessins de Nicolas Auroux, auteur des planches de l’ouvrage du dominicain François Arnoul [voir page précédente]. La croix de Nicolas Auroux n’est pas boutonnée et ne porte pas de lys. Les lettres du collier sont gravées dans le sens du ruban et non perpendiculairement. Est-ce à dire que de Poilly eut devant les yeux le véritable collier d’une associée, témoin préféré au modèle de 1647 ?

[1] « A l’égard des habillements que je fais graver, je les ai fait tirer ou sur les originaux, ou sur des figures qui ont esté déjà gravées qui m’ont paru justes, & lorsque l’on ne m’a fait que la description d’un habillement par écrit, & quil estoit difficile de le bien representer sans avoir un modele, j’ay mieux aimé ne le point faire graver que de le representer mal […] » (Pierre HÉLYOT (1660-1716), Histoire des Ordres monastiques, religieux et militaires et des congrégations seculieres de l’un & de l’autre sexe, qui ont esté establies jusqu’à present…, Tome premier, A Doüay, Chez Joseph Derbais Marchand Libraire, ruë des Escoles à l’Enseigne du Missel, 1714, p. xvj-xvij).
[2] Idem, p. lv.