Milice angélique


LA MILICE ANGÉLIQUE (LOUVAIN, 1659)

Militia Angelica
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ
S. d. [1659]
Burin
C. de pl. : 12,3 x 8,2 cm ; image au tr. c. : 12 x 7,8 cm

 

 

 

 

 

 

Titre illustré pour Franciscus DEURWERDERS (1611-1666), Militia Angelica divi Thomæ Aquinatis, Lovanii, Typis Hieronymi Nempæi, 1659.
France, Paris, Bibliothèque Sainte-Geneviève – cote : 8 D 3148 (3) Inv. 3418.

© Claire Rousseau

Lettre
1. Sur la face de la stèle dans un cercle cerné par la ceinture angélique
MILITIA / ANGELICA / DIVI / THOMÆ AQVINATIS / Auctore / FRANCISCO DEVRWERDERS / Antverpiensi, ordinis / Prædicatorum.
2. Dans un cartouche sous la prostituée
LOVANII, / Typis Hieronymi Nempæi, Anno 1659.

Image
Le titre illustré représente une stèle massive au-dessus de laquelle se déroule la scène de l’apparition des anges ceinturant saint Thomas d’Aquin du cordon de chasteté. L’ange de gauche écrase du pied le tison avec lequel saint Thomas chassa une prostituée et traça une croix sur le mur de sa cellule d’incarcération dans le château familial.
Le corps de la stèle offre le titre de l’ouvrage et le nom de l’auteur en un cercle formé par une figuration de la ceinture dont un schéma descriptif est donné sur une autre planche gravée, en page 125 de l’ouvrage.
Sous le titre, la prostituée, vaincue et chassée, est allongée en une pose qui évoque davantage la luxure que la victoire de la chasteté.
Le bas de l’image est occupé par le cartouche portant l’adresse de l’imprimeur et la date d’édition.
Des putti ornent les côtés du corps de la stèle et le bas du piédestal.

États
Un seul état : Espagne, Madrid, Biblioteca de la Universidad Complutense – cote : BH FLL 7861. France, Paris, Bibliothèque Sainte-Geneviève – cote : 8 D 3148 (3) Inv 3418.

Commentaire
L’ouvrage fut composé par le fondateur de la Milice angélique à l’Université de Louvain, en vue du dixième anniversaire de l’érection. Dans une première partie, l’auteur y relate aussi bien l’histoire de Thomas d’Aquin que les origines de la dévotion à la ceinture du saint. La seconde partie, indique les liens entre l’Université et la Milice, ainsi que le règlement qui régit la vie de ses membres.
À défaut d’indications portées sur l’estampe, il est difficile de dire dans quelle mesure le graveur s’est servi du dessin d’Erasmus II Quellinus suivi par Richard Collin pour le diplôme de la confrérie [voir page 1].